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Le pétrole clôt en hausse: où l'on reparle d'un embargo européen

cours du petroleCours de clôture: Les prix du pétrole ont repris de l'élan jeudi, le baril de Brent repassant au-dessus de la barre des 110 dollars, après des informations selon lesquelles l'Union européenne préparerait un embargo sur les exportations russes de brut.
Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juin a gagné 2,68% à 111,70 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) américain pour livraison en mai a avancé de 2,58% à 106,95 dollars.

Selon le New York Times jeudi, qui ne donnait pas de détails, l'UE "est en train de mettre au point un plan d'embargo sur le pétrole russe et cela a de toute évidence bougé le marché" en milieu de séance, a indiqué Matt Smith de Kpler.

Pour Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, "le marché a complètement inversé la tendance quand le New York Times a indiqué que l'Union européenne considérait adopter une interdiction progressive d'achats de pétrole russe".

"Cela veut dire que les pays européens vont chercher une offre alternative, qui est difficile à trouver car l'OPEP+ a refusé d'utiliser ses capacités de production supplémentaires pour suppléer au pétrole russe", a souligné l'analyste pour expliquer la brusque hausse des cours, qui étaient en repli en matinée.

Il s'attendait à ce que la majorité des pays de l'UE puisse suivre cet embargo alors que pour certains membres de l'Union, il est difficile à ce stade de se passer des hydrocarbures russes.

Matt Smith, analyste en chef pour le pétrole chez Kpler, soulignait aussi que "paradoxalement, la Russie avait exporté davantage de pétrole brut que le mois dernier".


"Certains pays ont cessé d'en importer mais d'autres en ont acheté davantage", soulignait-il citant l'Espagne et la Turquie notamment.

En début de matinée, les cours étaient en léger recul à la suite de la publication des stocks américains la veille, dont le niveau était supérieur aux attentes.

Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont bondi de 9,4 millions de barils durant la semaine achevée le 8 avril, selon les chiffres publiés par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) mercredi. Les stocks de brut restent toutefois inférieurs de 13% à la moyenne observée sur cinq ans.

Le marché était aussi moins actif que d'habitude, en raison du long week-end en Europe, en Amérique et dans la plupart des pays d'Asie, soulignait Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades, alors qu'un marché plus étroit accentue traditionnellement la volatilité des cours.

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu mercredi en légère baisse la demande mondiale de pétrole en raison des confinements en Chine.

"L'AIE cite comme raisons les blocages en Chine et les données plus faibles de la demande aux États-Unis", explique Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Selon Carsten Fritsch, l'AIE ne voit plus le marché pétrolier comme "sous-approvisionné", "car la baisse de la production de pétrole en Russie ne devrait être que de moitié inférieure à ce que l'AIE envisageait jusqu'à présent".

(c) AFP

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