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Les prix du pétrole se stabilisent, après le repli de mardi

cours du petroleZurich: Les prix du pétrole se stabilisaient mercredi, après avoir légèrement reculé la veille au soir. L'aversion pour le risque lié à la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, continuait de compenser la perspectives de nouvelles sanctions occidentales contre la Russie, après la découverte d'exactions des troupes de Moscou dans les zones qu'elle a quitté près de la capital ukrainienne Kiev.
Peu avant 07h30, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juin progressait légèrement, soit de 0,17% à 106,82 dollars, après avoir lâché 0,82% à 106,64 dollars mardi soir. Quant aux 159 litres de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) américain, avec échéance en mai, ils fléchissaient imperceptiblement de 0,05% à 101,91 dollars, après avoir cédé 1,27%, à 101,96 dollars la veille en soirée.

"Le marché est assez inquiet d'une baisse des liquidités" disponibles dans l'économie, a expliqué Bart Melek, de TD Securities, une crispation consécutive aux déclarations, mardi, de Lael Brainard, gouverneure de la Fed. Considérée comme faisant partie, au sein de la Fed, des tenants d'une ligne plus accommodante, elle n'en a pas mois présenté comme possible le début de la réduction du bilan de la Réserve fédérale dès la prochaine réunion du comité de politique monétaire, les 3 et 4 mai.

Avec les hausses de taux, entamées le mois dernier, la réduction du bilan est l'autre outil majeur de resserrement monétaire à la disposition de la Fed. À la crainte de voir l'économie ralentir, voire se contracter du fait de ce virage de plus en plus serré de la Fed, s'ajoute, selon Bart Melek, la perspective de voir les États-Unis puiser massivement dans leurs réserves de brut et l'extension des confinements anti-Covid en Chine.

Nouvelles sanctions en vue

Ces facteurs ont davantage pesé que la proposition, mardi, de la Commission européenne d'arrêter les achats de charbon russe, qui représentent 45% des importations de l'Union européenne (UE). Une fermeture des ports européens aux bateaux russes ou opérés par des Russes est aussi à l'ordre du jour. Ces questions doivent être discutées mercredi par les représentants des 27 pays membres de l'UE, avant une réunion lundi prochain des ministres européens des affaires étrangères. Les sanctions requièrent l'unanimité.

En coordination avec l'UE et le G7, les États-Unis devraient adopter de nouvelles sanctions contre la Russie visant notamment à interdire "tout nouvel investissement" dans ce pays, selon une source proche du dossier. Après la France et l'Allemagne lundi, l'Italie, l'Espagne et la Slovénie notamment ont à leur tour expulsé mardi en masse des diplomates russes, marquant une nouvelle dégradation des relations avec Moscou après la découverte de massacres imputés aux forces russes près de Kiev.

Les futurs sur la tonne de charbon poursuivaient leur hausse, se négociant mercredi à 281 dollars, un bond de 6,44%. "À la marge, ça fait une différence" pour le pétrole et les prix de l'or noir, a estimé Bart Melek, car "il faudrait trouver des substituts" au charbon russe, "ce qui serait positif pour les prix" du pétrole.


Mais, selon lui, cette hypothèse a été largement ignorée par le marché du brut mardi. "Aujourd'hui, nous ne sommes pas sur une problématique d'offre, mais plus sur un mouvement d'aversion au risque", nourrie par une crainte d'une baisse de la demande, a-t-il expliqué. Pour Craig Erlam, analyste d'Oanda, "la tendance ces derniers temps" pour le pétrole "est à la consolidation", à des niveaux très élevés.

(c) AFP

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