Logo

Chine: forte hausse des bénéfices des groupes pétroliers

petrole en asiePékin: Les géants chinois du pétrole Sinopec, PetroChina et Cnooc ont dégagé en 2021 des bénéfices en forte hausse, galvanisés par la reprise économique mondiale qui a fait bondir les prix de l'énergie.
PetroChina, entité cotée du géant pétrolier public CNPC, a fait état sur l'ensemble de l'année 2021 d'un bénéfice net presque quintuplé sur un an.

Il s'est élevé à 92,1 milliards de yuans (13,4 milliards de francs) contre 19 milliards de yuans un an plus tôt, a annoncé jeudi le premier producteur de brut chinois.

Le bénéfice avait alors été lourdement pénalisé par la pandémie et le quasi-arrêt de l'activité en Chine début 2020.

PetroChina explique en partie ces résultats par la forte demande en pétrole dans son pays (+6,2% sur un an).

La reprise économique mondiale a entraîné ces derniers mois une forte hausse des cours mondiaux de toutes les énergies, en particulier du pétrole.

Cette année, les prix resteront "à un niveau élevé", a averti PetroChina, évoquant notamment "les troubles géopolitiques et d'autres facteurs".

En Chine, les tarifs sont toutefois réglementés.

De son côté, China National Offshore Oil Corp (Cnooc), plus gros producteur chinois de gaz et de pétrole en mer, a quasiment triplé son bénéfice net l'an dernier.

Il s'est élevé à 70,32 milliards de yuans, contre 24,9 milliards de yuans un an plus tôt, a indiqué mercredi l'entreprise.

Pour sa part, le groupe public Sinopec, premier raffineur d'Asie, avait annoncé dimanche avoir plus que doublé sur un an son bénéfice net.

Il s'est élevé en 2021 à 71,2 milliards de yuans, contre 33,2 milliards de yuans un an plus tôt.

Ces résultats sont publiés après une crise énergétique en Chine fin 2021 qui avait fait bondir les prix et provoqué des pénuries.


L'invasion russe de l'Ukraine et la salve de sanctions occidentales qui ont suivi contre Moscou, en particulier contre son secteur gazier, mettent l'approvisionnement mondial sous pression.

S'exposant à des sanctions par ricochet, les firmes chinoises qui ont investi en Russie sont pour leur part plongées dans l'incertitude.

Sinopec détient notamment 40% de participation dans le complexe gazier Amur en Sibérie orientale, tandis que Cnooc et CNPC (PetroChina) possèdent des parts dans un projet de gaz naturel liquéfié du russe Novatek.

Dans leur communiqué, aucun groupe n'évoque ses intentions en Russie.

(c) AFP

Commenter Chine: forte hausse des bénéfices des groupes pétroliers

graphcomment>