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Les prix du pétrole stables, après les sommets de Bruxelles

cours du petroleZurich: Les prix du pétrole demeuraient quasiment stables vendredi, après le repli accusé la veille, aucune des rencontres internationales tenues à Bruxelles n'ayant pour l'heure débouché sur des sanctions européennes contre les hydrocarbures russes. Les dirigeants occidentaux envisagent en revanche des mesures visant à augmenter l'offre d'or noir.
Vendredi vers 07h50, le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mai notait à 119,38 dollars, en hausse de 0,29%. Jeudi soir les 159 litres se négociaient à 119,03 dollars, en repli de 2,11%. En l'espace d'une semaine, ils ont toutefois bondi de près de 11% et de 22% sur un mois, sans compter un envol de 84% sur un an.

Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) américain pour livraison le même mois, il valait vendredi 112,54 dollars, en progression de 0,18%, après avoir cédé la veille 2,26% à 112,34 dollars. En variation hebdomadaire, le cours affiche une hausse de 8,7% et de près de 20% et 84% sur respectivement un mois et une année.

La série de grands rendez-vous internationaux - un sommet de l'Otan, un sommet du G7 et le sommet de l'Union européenne (UE) - où les différents chefs d'État et de gouvernement ont décidé jeudi de nouvelles salves de sanctions contre Moscou n'a pas alarmé les marchés de l'or noir. Washington a visé le monde politique russe, des oligarques et l'industrie de défense, en réponse à l'invasion de l'Ukraine.

Nouvelles sanctions

Les États-Unis ont notamment ordonné un gel des avoirs américains de 328 députés de la Douma, le parlement russe, et de l'institution elle-même ainsi que de 48 "grandes entreprises publiques" du secteur de la défense. Les dirigeants des pays du G7 et de l'Union européenne veulent également continuer à empêcher la banque centrale russe d'utiliser les réserves internationales, y compris en or, afin de bloquer le financement de la guerre.

Mais les sanctions ne comprennent pour le moment "pas d'embargo pétrolier de la part de l'UE, car un certain nombre de pays fortement dépendants du pétrole russe, comme l'Allemagne, s'y sont opposés", explique Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Les importations russes assurent à l'Europe 40% de ses besoins en gaz naturel et 30% pour le pétrole.

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui regroupe une trentaine de pays pour la plupart importateurs de pétrole, envisage, selon son directeur Fatih Birol, de libérer une nouvelle tranche de ses réserves d'urgence afin d'être moins dépendants du pétrole russe.

Cette perspective a fait baisser les cours jeudi: "le marché anticipait qu'il y aurait un second tirage sur ces réserves", a indiqué Andrew Lebow de Commodity Research Groupe. "Ils n'ont pas encore cité de volume, on ne sait pas si ce sera à nouveau 60 millions de barils, mais ce qui sera clé pour l'Europe qui a notamment besoin de diesel", a indiqué l'analyste.

Production canadienne en hausse

Les membres de l'AIE avaient déjà relâché début mars quelque 60 millions de barils, soit 4% de ces stocks. Autre nouvelle de nature à tempérer la hausse des cours, Le Canada, quatrième producteur mondial de pétrole, a annoncé jeudi une augmentation d'environ 5% de ses exportations de pétrole pour répondre "aux demandes d'aide" de ses "alliés, aux prises avec des pénuries" en raison du conflit en Ukraine.


Enfin, en parallèle, "des nouvelles contradictoires sur la perspective d'un accord sur le nucléaire iranien ont perturbé les marchés", a indiqué Michael Hewson, analyste pour CMC Markets. Les États-Unis avaient affirmé lundi être "prêts à prendre des décisions difficiles" pour sauver l'accord visant à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

Mais cet optimisme semble s'être dissipé: Washington évoque à nouveau ouvertement la possibilité d'un échec des négociations, menaçant l'Iran de recourir à un plan B aux contours encore vagues. "Un accord de ce genre n'est ni imminent ni certain", a toutefois estimé mardi le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

Une issue positive des négociations entraînerait la levée des sanctions contre l'Iran et permettrait son retour à pleine capacité d'exportation sur le marché du pétrole.

(c) AFP

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