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Le pétrole monte encore, l'Ukraine inquiète toujours

cours du petroleLondres: Le pétrole montait fortement mardi sans s'approcher pour l'instant du sommet atteint la veille dans un marché volatil, en réaction à un possible embargo américain sur le brut russe à cause du conflit en Ukraine.
Vers 11H20 GMT (12H20 HEC), le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mai prenait 3,34% à 127,32 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en avril gagnait 2,87% à 122,83 dollars.

Alors que les combats se poursuivent en Ukraine, les investisseurs sont focalisés sur l'idée que le pétrole pourrait être touché directement par des sanctions venues des États-Unis ou de l'Union européenne.

La presse financière "rapporte que les États-Unis s'apprêteraient à mettre en place un embargo sur le pétrole russe, sans le soutien de l'Union européenne", note Carsten Fritsch, analyste chez Commerzbank.

Les États-Unis, premier producteur mondial, sont bien moins dépendants des exportations russes, et les dirigeants européens avancent pour l'instant à tâtons sur le sujet.

Deuxième exportateur mondial, "la Russie n'est pas un producteur dont les extractions peuvent être aisément compensées par d'autres", souligne Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

Certains acheteurs de pétrole évitent déjà autant que possible d'acheter auprès d'entreprises russes:
"Tous ont en mémoire les sanctions subies par les entreprises européennes qui avaient commercé avec l'Iran alors que ce pays était soumis à des sanctions" explique Benjamin Louvet, analyste chez OFI AM.


Volatil, le cours du gaz européen, qui avait atteint lundi un sommet historique à 345 euros le mégawattheure, s'inscrivait en baisse de 12% mardi à 199,35 euros.

"Le marché a été en partie rassuré par le chancelier allemand qui a affirmé que les sanctions ne toucheraient pas le gaz", commente Barbara Lambrecht, de Commerzbank.

(c) AFP

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