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Moscou prévient du risque d'interdire son pétrole, peu d'avancée avec Kiev

cours du petroleMoscou: Moscou a prévenu lundi qu'une interdiction par les Occidentaux des importations de pétrole russe aurait pour effet d'exacerber la flambée des prix et pourrait entraîner la fermeture du principal gazoduc vers l'Allemagne, en marge du peu d'avancée dans les discussions entre la Russie et l'Ukraine pour permettre l'évacuation de civils depuis plusieurs villes ukrainiennes.
Attaque d'une ampleur inédite contre un Etat européen depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'invasion lancée par Moscou a provoqué l'exode d'Ukraine de 1,7 million de personnes, un éventail de sanctions européennes contre la Russie et la crainte d'un conflit de grande ampleur avec les Occidentaux.

Les assauts et les bombardements russes contre des villes ukrainiennes se sont poursuivis alors que Kiev a rejeté l'hypothèse de mettre en place des cordons humanitaires vers la Russie et la Biélorussie, tout en notant toutefois de légers progrès dans les discussions avec Moscou sur la logistique pour l'évacuation des civils.

Rapportée par la presse officielle russe, une proposition de Moscou, à laquelle Kiev devait répondre avant mardi matin, permettrait aux habitants de Soumi et de Marioupol de se rendre dans la journée dans d'autres villes ukrainiennes.


En marge de ces discussions, les Occidentaux cherchent à accentuer la pression sur le président russe Vladimir Poutine. A cette fin, les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils envisageaient avec leurs alliés européens d'interdire les importations de pétrole russe.

Une telle décision aurait "des conséquences catastrophiques pour le marché mondial", a estimé le vice-Premier ministre russe, alors que les prix du pétrole ont atteint des pics depuis 2008 et que, a ajouté Alexandre Novak, ils pourraient doubler pour s'établir à plus de 300 dollars par baril.

Le président américain Joe Biden a tenu une visioconférence avec le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Boris Johnson sur cette question.

(c) Reuters

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