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Le pétrole monte, entre craintes russes et espoirs iraniens

cours du petroleLondres: Les cours du pétrole montaient vendredi sans trop s'approcher toutefois de leurs sommets de la veille, les inquiétudes sur la perte de l'offre russe étant contrebalancées par l'espoir d'un accord à venir sur le nucléaire iranien.
Vers 10H40 GMT (11H40 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mai gagnait 1,58% à 112,21 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en avril prenait 2,02% à 109,85 dollars.

Après une semaine de hausse effrénée (+20% environ pour les deux références), les prix reprenaient un peu leur souffle.

"Cette progression prouve à quel point les marchés sont sensibles à la simple idée que le manque d'offre s'aggrave un peu, avec la crainte de sanctions qui viseraient directement les exportations russes d'énergie", commente Han Tan, analyste chez Exinity.

L'invasion russe de l'Ukraine se poursuit: le conflit embrase désormais tout le pays, et des bombardements ont touché la plus grande centrale nucléaire d'Europe.

Pour l'instant, les sanctions économiques de l'Occident évitent le secteur russe de l'énergie, mais les acheteurs se sont détournés de cette source de brut, craignant un nouveau tour de vis.

Un espoir a cependant éloigné le prix du brut de ses sommets jeudi "avec des informations de presse qui font état d'un accord imminent sur le nucléaire iranien, ce qui ajouterait des barils sur le marché", note Neil Wilson, analyste chez Markets.com.


Les États-Unis ont estimé jeudi qu'un "possible accord" sur le nucléaire iranien était "proche" mais pas encore acquis car des questions coincent toujours alors que les jours sont comptés pour obtenir une percée.

Les négociateurs réunis à Vienne pour sauver l'accord de 2015 censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, aujourd'hui moribond, ont fait des "progrès significatifs", a dit une porte-parole de la diplomatie américaine, Jalina Porter, à des journalistes.

Pour le marché du pétrole, un accord signifierait que les sanctions américaines seraient levées, permettant aux exportations iraniennes de compenser en partie le brut russe.

Les autres matières premières dont la Russie est une grande productrice ne profitaient pas de ce répit iranien.

Deuxième exportateur mondial de pétrole, la Russie fournit également 40% du gaz européen. La référence européenne du marché, le TTF néerlandais, prenait 9,75% à 176,50 euros le mégawhattheure (MWh), en hausse de 87% sur la semaine.

A la Bourse londonienne des métaux (London Metal Exchange ou LME), la tonne d'aluminium a atteint un nouveau sommet historique à 3.850 dollars, et celle de nickel un plus haut depuis 2011 à 29.000 dollars.

(c) AFP

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