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Le pétrole recule, accroché aux négociations sur le nucléaire iranien

cours du petroleLondres: Les prix du pétrole étaient en repli jeudi, le marché oscillant entre gains et pertes cette semaine, influencé par des informations contradictoires à propos de la crise en Ukraine et la possible conclusion d'un accord autour du nucléaire iranien.
Vers 11H15 GMT (12H15 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en avril perdait 1,99% à 92,92 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en mars reculait de 2,20% à 91,60 dollars.

"Le marché pétrolier est schizophrène. Il n'arrive pas à se décider. Un jour, il se redresse, le lendemain, il plonge", commente Stephen Brennock, analyste chez PVM Energy.

"Des informations selon lesquelles les États-Unis et l'Iran étaient sur le point de parvenir à un accord dans le cadre des négociations nucléaires" exercent une pression à la baisse sur les prix du pétrole, affirme Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank.

La participation au marché de l'Iran, membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, est fortement limitée depuis 2018 et le rétablissement des sanctions économiques américaines par l'administration de Donald Trump.

Le négociateur Iranien a assuré mercredi que les parties étaient "plus proches que jamais d'un accord", ce qui pourrait renverser l'état actuel de l'offre mondiale d'or noir.

En Europe de l'Est, Moscou a annoncé jeudi poursuivre son retrait militaire de régions voisines de l'Ukraine.


Les Occidentaux doutent cependant de la bonne foi de la Russie et la soupçonnent de vouloir attaquer sa voisine, affirmant ne voir aucune preuve de désescalade.

Une source anonyme à la Maison Blanche a même accusé Moscou d'avoir ajouté 7.000 hommes à ses forces menaçant l'Ukraine.
"Dans les conditions actuelles du marché où l'offre est déjà serrée, les sanctions sur les exportations d'énergie russes susceptibles d'être imposées après tout conflit, créeraient encore plus de rareté et feraient potentiellement grimper le prix du baril au-delà de la barre des 100 dollars" affirme M. Evangelista d'ActivTrades.
(c) AFP

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