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Le pétrole fléchit, miné par l'aversion au risque, le gaz grimpe

cours du petroleNew York:  Les cours du pétrole fléchissaient lundi, plombés par l'aversion au risque, même si les prix de l'énergie restent soutenus par plusieurs crises géopolitiques qui pourraient affecter l'offre, le gaz repartant même en hausse.
Vers 16H30 GMT (17H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mars perdait 2,43% à 85,73 dollars.

À New York, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison le même mois baissait de 2,95% à 82,63 dollars.

"Les prix du pétrole brut ont chuté en raison d'un sentiment persistant d'aversion au risque sur les marchés financiers, les actions et les cryptomonnaies se vendant également fortement", assure à l'AFP Fawad Razaqzada, analyste chez ThinkMarkets.

"De plus, les prix du pétrole avaient trop augmenté donc une correction était de toute façon attendue", estime l'analyste, en particulier compte tenu de l'importance de la barre des 86,70 dollars pour le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole., le plus haut de 2018 et 2021.

"Bien que les prix aient dépassé ce niveau, le fait qu'ils n'aient pas pu maintenir cette envolée a déclenché un net retrait des offres", poursuit M. Razaqzada.

"Les fondamentaux continuent d'être haussiers", prévient au contraire Craig Erlam, analyste chez Oanda. "Bien [que le prix du pétrole] se négocie déjà à des niveaux très élevés, je ne serais pas surpris si les corrections restaient relativement superficielles."


Une série de facteurs maintiennent en effet un sentiment haussier, dont des troubles au Moyen Orient et un risque d'invasion de l'Ukraine par la Russie qui apparaît de plus en plus probable.

Les États-Unis ont dramatisé lundi la situation en Ukraine avec l'annonce d'une invasion russe "à tout moment" et l'Otan a annoncé un renforcement de ses défenses à l'Est, dénoncé par Moscou comme une volonté "d'exacerber les tensions" avec des informations "hystériques".

"La situation au Moyen-Orient reste également incertaine", note Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank.

Les rebelles au Yémen ont tiré lundi coup sur coup des missiles balistiques contre les Émirats arabes unis qui les ont interceptés et l'Arabie saoudite où deux personnes ont été blessées.

Ces troubles font planer des risques conséquents sur l'offre de pétrole, la Russie comme les Émirats arabes unis étant des producteurs importants de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires(OPEP+). "Et le cartel élargi a de toute façon du mal à atteindre le niveau de production convenu", ajoute Carsten Fritsch.

Bjarne Schieldrop, analyste chez Seb, estime cependant que le risque représenté par la crise Russie-Ukraine n'a pas complètement été intégré aux prix de l'or noir. "Le mouvement des prix modéré de ce matin paraît bien peu dramatique par rapport au risque d'une invasion", juge-t-il.

La prime de risque géopolitique semblait plus intégrée du côté du gaz, le marché de référence en Europe, le TTF (Title Transfer Facility) néerlandais, gagnant 16,49% à 92,00 euros le mégawattheure (MWh), sa plus forte hausse sur une séance depuis le début de l'année.

(c) AFP

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