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Les prix du pétrole poursuivent leur rebond après le témoignage de Powell

cours du petroleZurich: Les prix du pétrole poursuivaient mercredi matin leur rebond, dans la foulée de la nette hausse suscitée par les propos de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) ayant écarté la menace d'un relèvement précoce des taux d'intérêt.
Les fondamentaux d'une production limitée de l'Opep+ et d'une reprise à géométrie variable de se réaffirmaient ainsi avec force, le baril de Brent et celui de WTI bondissant de plus de 3%.

Mercredi vers 07h45, le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mars, contrat le plus échangé à Londres, décollait de 3,38% à 83,60 dollars, alors que celui de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en février s'envolait de 3,85% à 81,24 dollars. Dans la nuit, le premier avait grimpé à 83,80 dollars et le second à 81,45 dollars.

Dans sa note matinale quotidienne, l'analyste Jeffrey Halley, de Oanda, note que le rebond ouvre la voie à de nouveaux gains au cours de la semaine à venir, après des échanges latéraux au cours des dernières sessions, les marchés boursiers ayant subi une correction à la baisse. Il semble que même la menace d'un resserrement plus rapide de la politique monétaire de la Fed au cours des derniers jours n'ait pas pu ébranler les prix du pétrole.

En supposant que la Chine ne subisse pas un fort ralentissement, que le variant omicron signale la fin de la pandémie de Covid-19, et que la capacité de l'OPEP+ à augmenter sa production soit clairement limitée, le BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. pourrait se rapprocher des 100 dollars au premier trimestre, voire plus tôt, poursuit l'expert. Toutefois, la menace d'une forte propagation de la souche omicron en Chine, en Inde et en Indonésie ne peut être exclue.

Le marché scrutera mercredi le niveau des stocks américains de brut et d'essence, publié par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Les analystes tablent sur une baisse de 1,85 million de barils, selon le consensus médian établi par l'agence Bloomberg. Il s'agirait de la septième baisse consécutive en autant de semaines.

Outre les propos du président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, lors de son audition de confirmation devant la commission des affaires bancaires du Sénat, les prix de l'or noir ont été soutenus mardi soir par un accès de faiblesse du dollar ainsi que les prévisions de l'EIA, qui a fortement relevé ses anticipations de prix pour 2022.

Si M. Powell a indiqué que la Fed était prête à relever ses taux pour ralentir l'inflation, le ton de son intervention a été jugé moins radical que celui des minutes de la dernière réunion du comité de politique monétaire, publiées la semaine dernière. Il n'en fallait pas plus pour saper le dollar, qui est descendu au plus bas depuis quasiment deux mois face à l'euro.

"Cela a déclenché des réactions sur d'autres classes d'actifs", a expliqué Matt Smith, responsable de l'analyse pétrole pour le fournisseur de données spécialisées dans les matières premières Kepler. Le pétrole, comme la plupart des matières premières, étant libellé en dollars, un repli du billet vert peut entraîner le baril à la hausse.


Les opérateurs continuent à voir la situation d'un marché qui va être dirigé par la demande, laquelle continue de croître, n'ayant été affectée qu'à la marge par la vague du variant Omicron du coronavirus, a insisté Matt Smith. Malgré la stabilisation au Kazakhstan et le rétablissement d'une partie des capacités perdues en Libye ces derniers jours, les pays parties à l'accord OPEP+ restent sensiblement en-deçà du niveau de production auquel ils se sont engagés.

(c) AFP

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