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Le variant Omicron fait de nouveau dévisser le pétrole

cours du petroleLondres: Les cours du pétrole dévissaient à nouveau mardi, balayés par un dollar revigoré et les craintes que fait peser le nouveau variant Omicron sur la demande dans un marché fébrile.
Peu après 18h00, le prix du baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour livraison en janvier chutait lourdement de 6,28%, à 65,56 dollars. Celui de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour janvier, dont c'est le dernier jour de cotation, perdait 4,07% à 70,45 dollars.

Le contrat du BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de référence à compter de mercredi sur lequel se sont déjà reportés l'essentiel des échanges et pour livraison en février, fondait lui de 6,27% à 68,63 dollars. Les cours, qui ont temporairement retrouvé des niveaux bas plus vus depuis le 23 août, se sont écroulés de 15% depuis les premiers échanges de vendredi.

"Les nouvelles restrictions de voyage dans le monde entier, déclenchés par le variant Omicron, ne sont pas du tout de bon augure pour la demande" d'or noir, observe Lukman Otunuga, analyste de FXTM, "à un moment où les cas de Covid augmentent en Europe". De nouvelles restrictions sanitaires se multiplient mardi dans le monde, comme au Royaume-Uni, où porter un masque dans les transports et les magasins est redevenu obligatoire, et au Japon, qui interdit désormais "toutes les entrées de ressortissants étrangers".

La situation sanitaire est par exemple "en train de s'aggraver" en France, selon souligné mardi le ministre de la Santé Olivier Véran. Plane également sur la séance les déclarations peu rassurantes sur l'efficacité des vaccins par le patron de Moderna.

Interviewé par le Financial Times, le patron de l'entreprise pharmaceutique américaine Stéphane Bancel a estimé que les vaccins existants contre le Covid-19 seraient moins efficaces sur le nouveau variant, et qu'il faudrait plusieurs mois pour mettre au point un nouveau sérum.

Le rebond du dollar, à la faveur d'un changement de ton du président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell devant la commission bancaire du Sénat, participait également de la baisse des cours du brut. Un dollar américain en forme rend les matières premières cotées en billets verts, comme le pétrole, plus onéreuses aux investisseurs munis d'autres devises.

C'est dans ce contexte que se retrouvent mercredi les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) entre eux puis jeudi avec leurs alliés via l'accord OPEP+. A l'issue de ce dernier sommet, de nombreux analystes tablent sur une pause des augmentations de production pour janvier.


Les investisseurs surveillent également de près les négociations sur le nucléaire iranien qui ont repris lundi à Vienne, en Autriche. Le producteur historique de l'OPEP est écarté du marché depuis la dénonciation en 2018 par Donald Trump de l'accord de 2015 sur le nucléaire, censé empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique.

Une éventuelle levée des sanctions amènerait l'offre du cartel à augmenter dans un contexte devenu plus incertain pour la demande.

(c) AFP

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