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Le pétrole repart en hausse, possible face-à-face entre Biden et l'Opep

cours du petroleCours de clôture: Les prix du pétrole se sont repris lundi après dix jours difficiles, le marché anticipant un possible face-à-face entre le président américain Joe Biden et l'Opep.
Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en janvier a terminé, à Londres, en progression de 1,02% à 79,70 dollars.

En deuxième partie de séance, il a même repassé le seuil de 80 dollars, avant de se replier légèrement.

A New York, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le même mois, dont c'était le premier jour d'utilisation, a lui glané 1,06%, pour finir à 76,75 dollars.

Après avoir touché un plus bas à 74,76 dollars, soit une baisse de plus de 10% en dix jours, le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. a lui aussi repris de la hauteur en fin de séance.

Lestés par la nouvelle vague de cas de coronavirus qui frappe l'Europe et a entraîné des reconfinements dans plusieurs pays, les cours auraient pu céder encore davantage de terrain après l'annonce, par plusieurs médias d'une utilisation coordonnée des réserves stratégiques de plusieurs pays, sous l'impulsion des États-Unis.

Outre la Chine, qui a déjà indiqué, la semaine dernière, puiser dans ses stocks, Japon, Corée du Sud et Inde pourraient se joindre au mouvement.

"Aucune décision n'a été prise", a assuré un porte-parole du Conseil national de sécurité (NSC) américain, tout en indiquant que les "conversations (étaient) en cours" et que les États-Unis "(envisageaient l'utilisation) d'une série d'outils en cas de besoin".


Mais la perspective d'un recours aux réserves stratégiques, "était bien anticipée" par le marché, a rappelé Bill O'Grady, responsable de la stratégie marchés pour Confluence Investment Management.

"C'était une nouvelle (de nature à faire baisser les cours) qui avait déclenché des ventes préventives, et qui a entraîné des achats quand elle est sortie", a justifié l'analyste.

L'inflexion des cours a aussi été renforcée par une information de l'agence Bloomberg, selon laquelle l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés de l'accord OPEP+ seraient prêts à revoir leur calendrier de production en cas d'utilisation des réserves stratégiques.

"L'OPEP va probablement réduire sa production dans une certaine mesure en réaction au pompage des réserves, ou en tout cas menacer de le faire", estime M. O'Grady.

Par le passé, l'OPEP n'a que rarement réagi à une utilisation massive des réserves stratégiques américaines, qui étaient souvent consécutives à un conflit armé (1991 et 2011) ou un événement climatique (2005).

"Mais cette fois, c'est différent", estime M. O'Grady. "Ce sont les États-Unis et d'autres pays qui ont décidé de faire baisser les prix. On voit rarement une utilisation des réserves pour ce qui semble être une pure manipulation de marché."

(c) AFP

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