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Le pétrole pique du nez, le Covid-19 menace toujours la demande

prix du petrole Actualise cours, ajoute commentaire d'analyste et contexteLondres: Après une séance asiatique et des débuts européens en hausse, les cours du brut repartaient vers le bas vendredi, coincés par les perspectives moroses de la demande à cause du Covid-19 et une offre en hausse.
Vers 14H10 GMT (16H10 HEC), le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 41,56 dollars à Londres, en baisse de 0,91% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour le même mois perdait 1,44% à 39,71 dollars.

"Le pétrole est à nouveau sous pression", a constaté Craig Erlam, analyste de Oanda, alors que les contaminations par le nouveau coronavirus ont poursuivi leur accélération en Europe au cours des sept derniers jours et que la tendance se détériore aux États-Unis.

Cette situation pourrait encourager les pays concernés à durcir les mesures de lutte contre la diffusion du Covid-19 et à restreindre les libertés, comme depuis le début de la semaine dans la région de Madrid, avec comme conséquence une chute de la consommation d'or noir.

Les investisseurs sont par ailleurs préoccupés par le retour sur un marché déjà excédentaire de la production et des exportations en Libye.


La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) prévoit une hausse progressive de la production au cours des semaines prochaines, quelques jours après l'annonce par l'homme fort de l'est du pays, Khalifa Haftar, de la levée d'un blocus de huit mois imposé par ses forces sur les sites pétroliers.

Le pays, qui dispose des réserves pétrolières les plus abondantes d'Afrique, est déchiré par un conflit entre deux pouvoirs rivaux: le Gouvernement d'union nationale (GNA), basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, et le maréchal Haftar, qui règne sur l'est et une partie du sud.

La semaine dernière, le maréchal Haftar a accepté de lever le blocus à condition que les recettes pétrolières soient réparties "équitablement". La NOC a elle exigé le départ des groupes armés avant la reprise de la production.

(c) AFP

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