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Le pétrole sous pression, le spectre des tensions commerciales de retour

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole évoluaient toujours en baisse lundi, les investisseurs étant préoccupés par la résurgence de tensions entre Washington et Pékin préjudiciables à la demande en or noir déjà plombée par les conséquences économiques de la pandémie.
Vers 09H40 GMT (11H40 HEC), le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 25,68 dollars à Londres, en baisse de 2,87% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour juin perdait 7,89%, à 18,22 dollars, peu après avoir touché un minimum à 18,05 dollars.

"Les prix du pétrole sont sous pression en raison des inquiétudes concernant la demande et les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine", a résumé Al Stanton, analyste de RBC.

Après avoir déjà menacé la semaine dernière la Chine de taxes punitives, les États-Unis ont encore durci le ton dimanche en affirmant disposer d'un "nombre significatif de preuves" que le nouveau coronavirus provient d'un laboratoire de la ville de Wuhan, berceau de la pandémie.

Donald Trump, qui accuse régulièrement la Chine de mentir sur son bilan humain, a également récemment évoqué la possibilité de lui demander de payer des milliards de dollars de réparations pour les dommages causés par l'épidémie.

"Une éventuelle reprise des hostilités commerciales" entre Pékin et Washington "est la dernière chose dont les marchés du pétrole ont besoin en ce moment", a de son côté ajouté Jeffrey Halley, de Oanda.


"La perspective d'une guerre commerciale étranglerait l'économie mondiale, ce qui réduirait encore la demande de pétrole et viendrait s'ajouter aux préoccupations sur l'offre excédentaire et le stockage saturé", a détaillé Fiona Cincotta, de Gain Capital.

De plus, l'optimisme de réductions massives de la production d'or noir qui avait soutenu les cours des deux barils de référence en fin de semaine dernière "semble prématuré", selon Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank.

Vendredi entrait en vigueur l'accord de réduction conjointe des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs principaux partenaires, réunis au sein de l'OPEP+, de 9,7 millions de barils par jour (mbjMBJ Abréviation de Million(s) de Barils (de pétrole brut) par Jour, sachant qu'un baril équivaut environ à 159 litres soit 42 gallons américains.) sur deux mois.

(c) AFP

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