A+ A A-

Chute hebdomadaire de près de 30% pour le pétrole new-yorkais

cours de cloture du petroleCours de clôture: Le pétrole new-yorkais a clôturé la semaine sur une nouvelle forte baisse vendredi, accusant des pertes hebdomadaires de près de 30%, dans un marché déprimé par une demande en chute libre avec le coronavirus et une offre surabondante.
Le baril de WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour livraison en avril, dont c'était le dernier jour de cotation à New York, a terminé à 22,53 dollars, accélérant sa chute en toute fin de séance. Il s'est replié d'environ 11% ou 2,69 dollars par rapport à la clôture de jeudi.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai, a reculé d'un peu plus de 5%, ou 1,47 dollar, pour finir à 26,98 dollars. Sur la semaine, il a chuté de plus de 20%.

L'or noir achève une semaine éprouvante, qui l'aura vu encaisser certaines des pires dégringolades de son histoire, notamment mercredi où le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. s'est effondré de 24%.

En cours de séance asiatique et en première moitié de séance européenne vendredi, les cours avaient pourtant été soutenus par des propos du président des États-Unis, Donald Trump, qui s'est dit la veille prêt à "agir en tant que médiateur pour atténuer la guerre de l'offre en pétrole entre l'Arabie saoudite et la Russie", a indiqué Naeem Aslam, d'Avatrade.

Mais ce bras de fer que se livrent Ryad et Moscou depuis l'échec de leurs négociations lors du dernier sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) début mars à Vienne a repris le dessus, au moment où la demande subit de plein fouet les effets de la pandémie de Covid-19 accompagnée de mesures drastiques prises par les Etats pour l'endiguer.

"Nous ne sommes toujours pas optimistes sur un prochain accord de limitation de l'offre des membres de l'Opep+, mais la probabilité s'est améliorée cette semaine", a estimé Jasper Lawler, analyste de London Capital Group.

De leur côté, les producteurs américains s'inquiètent de plus en plus d'un net manque à gagner et de l'impossibilité de rembourser leurs dettes avec un baril dont le coût est très nettement inférieur au niveau qui leur permettrait d'être rentables.

Fait exceptionnel, plusieurs entreprises pétrolières du Texas, qui représente 40% de la production des États-Unis, ont fait pression pour réduire les extractions de cet Etat afin d'enrayer la chute inexorable des prix. De telles limitations ne s'étaient pas produites depuis plus de 40 ans.

"Je suis très préoccupé par l'impact de l'instabilité du marché mondial du pétrole sur l'économie du Texas, son budget et les centaines de milliers de Texans qui comptent sur les industries pétrolière et gazière pour être payés", a indiqué vendredi dans un communiqué Wayne Christian, le patron de la Texas Railroad Commission, l'organisme de régulation de la production de pétrole dans cet Etat.

"Quelques opérateurs ont suggéré que des quotas de pétrole pourraient être la solution. Bien que je sois ouvert à toutes les idées pour protéger le Miracle du Texas, en tant que conservateur et défenseur du libre-marché, j'ai plusieurs réserves sur cette approche", a-t-il ajouté.

Parmi ses doutes, M. Christian a expliqué qu'il n'était pas sûr que les autres pays ou même les autres Etats américains suivent le Texas s'il venait à baisser sa production. Il a également cité un manque de moyens pour mettre en oeuvre une telle mesure.

Le Département de l'Energie américain (DOE) a par ailleurs fait une demande initiale de 30 millions de barils au Texas pour remplir les réserves stratégiques américaines, conformément à une annonce fait par Donald Trump vendredi dernier.


(c) Afp

Commenter Chute hebdomadaire de près de 30% pour le pétrole new-yorkais



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 12 juin 2026 à 21:13

    Le pétrole en net repli face aux espoirs de percée diplomati…

    Washington: Les prix du pétrole ont terminé en baisse vendredi, le marché voulant croire à la signature d'un accord entre Washington et...

    vendredi 12 juin 2026 à 13:49

    Selon un média d'État, Téhéran ne cèderait pas le contrôle d…

    Téhéran: L'agence de presse iranienne officielle Irna a affirmé que Téhéran ne renoncerait pas au contrôle du détroit d'Ormuz aux termes d'un...

    vendredi 12 juin 2026 à 10:41

    Le pétrole perd près de 5% avec l'espoir d'un accord imminen…

    Londres: Les cours du pétrole chutent vendredi, le marché anticipant une fin très prochaine de la guerre au Moyen-Orient, accompagnée d'une réouverture...

    vendredi 12 juin 2026 à 06:28

    Bond des Bourses asiatiques et recul du pétrole

    Tokyo: Les Bourses asiatiques grimpent et les prix du pétrole baissent vendredi après que le président américain Donald Trump a renoncé à...

    jeudi 11 juin 2026 à 21:33

    Iran: Trump évoque un accord, les cours du pétrole décrochen…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en net repli jeudi, flanchant après que Donald Trump a assuré qu'il ne...

    jeudi 11 juin 2026 à 19:59

    Le pétrole se replie subitement, Wall Street salue la perspe…

    Washington: Les marchés s'emballent jeudi après que Donald Trump a évoqué la possible "signature" d'un accord avec l'Iran, provoquant le net recul...

    jeudi 11 juin 2026 à 16:27

    Trump veut frapper "très fort" l'Iran et saisir so…

    Téhéran: Donald Trump a dit jeudi vouloir frapper "très fort" l'Iran et prendre le contrôle d'infrastructures pétrolières du pays, dont son principal...

    jeudi 11 juin 2026 à 12:44

    Le pétrole baisse un peu malgré l'embrasement au Moyen-Orien…

    Londres: Les cours du pétrole sont en légère baisse vendredi, un mouvement contre-intuitif après de nouveaux bombardements américains menés jeudi à l'aube...

    jeudi 11 juin 2026 à 06:30

    Bourses asiatiques en baisse et pétrole en hausse avec la re…

    Hong Kong: Les marchés asiatiques ont reculé jeudi, dans la foulée d'un nouveau repli des valeurs de la tech mercredi à Wall...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Lundi 1er juin 2026 Vers 11h10, les cours du pétrole rebondissaient: le prix du baril de Brent atteignait 94,44 $/baril (+3,64 %) et le WTI 91,01 $/baril (+4,18 %), après une chute de plus de 11 % la semaine dernière. Le pétrole monte donc sur fond de durcissement de Washington face à l’Iran et de tensions autour du détroit d’Ormuz, goulet d’étranglement de 20 % de l’offre mondiale d’hydrocarbures.

    🔥 Avec la guerre au Moyen-Orient, la crainte d'un choc pétrolier ressurgit

    Le mardi 17 mars 2026

    Analyse: Les attaques contre des infrastructures pétrolières du pays du Golfe et la flambée des cours de l'or noir font planer le spectre d'un nouveau choc pétrolier.

    Lire la suite

    🛢️ Les stocks stratégiques de pétrole, levier pour amortir les crises

    Le mercredi 11 mars 2026

    Paris: Le déblocage de stocks stratégiques pétroliers, comme celui que viennent de décider les membres de l'AIE à un niveau inégalé pouvant aller jusqu'à 400 millions de barils, est un mécanisme exceptionnel visant soit à répondre à des situations de rupture d'approvisionnement soit à contrer la flambée des prix. Comment en arrive-t-on à cette mesure et comment est-ce appliqué?

    Lire la suite

    5️⃣ choses à savoir sur le blocage du détroit d'Ormuz

    Le mercredi 18 mars 2026

    Téhéran: En temps normal, environ un cinquième du pétrole brut mondial comme du gaz naturel liquéfié transite par le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique aujourd'hui quasiment paralysée par la guerre au Moyen-Orient.

    Lire la suite