Nouvel accès de faiblesse du pétrole après un rebond

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole flanchaient vendredi après avoir passé le début de journée en hausse, dans un marché volatil et déprimé par une offre débordante et une demande torpillée par la pandémie de Covid-19.
Vers 16H25 GMT (17H25 à Paris), le baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour avril, dont c'est le dernier jour de cotation à New York, lâchait 8,25% par rapport à la clôture de jeudi, à 23,14 dollars, alors qu'il gagnait aux alentours de 10% quelques heures auparavant.

Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mai valait dans le même temps 27,77 dollars à Londres, en baisse de 2,46%, après être temporairement repassé au-dessus des 30 dollars.

La veille, les deux indices de référence s'étaient envolés de respectivement 14,4% et 24%, au lendemain d'une lourde chute.

"La reprise peut être trompeuse car le double problème de la faible demande et de l'offre écrasante demeure" a averti Chris Beauchamp, analyste chez IG.

Le rebond de jeudi et de vendredi en début de séance pourrait n'être qu'un "bref répit", a-t-il ajouté. Et les prix "pourraient désormais se stabiliser à ces niveaux incroyablement bas", a estimé de son côté Craig Erlam, analyste de Oanda.

En cours de séance asiatique et en première moitié de séance européenne, les cours avaient pourtant été soutenus par les propos du président des États-Unis, Donald Trump, qui s'est dit jeudi prêt à "agir en tant que médiateur pour atténuer la guerre de l'offre en pétrole entre l'Arabie saoudite et la Russie", selon Naeem Aslam, d'Avatrade.

Mais ce bras de fer fratricide que se livrent Ryad et Moscou depuis l'échec de leurs négociations lors du dernier sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) début mars à Vienne a repris le dessus, au moment où la demande subit de plein fouet les effets de la pandémie de Covid-19 accompagnée de mesures drastiques prises par les Etats pour l'endiguer.

"Nous ne sommes toujours pas optimistes sur un prochain accord de limitation de l'offre des membres de l'OPEP+, mais la probabilité s'est améliorée cette semaine", avait toutefois estimé dans la matinée Jasper Lawler, analyste de London Capital Group.

(c) AFP

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