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Pétrole: le baril new-yorkais se rattrape, aidé par les mesures de relance

prix du petrole Cours de clôtureCours de clôture: Le baril de pétrole new-yorkais, en s'envolant de près de 24% jeudi, a compensé presque toutes ses pertes de la veille grâce aux mesures de relance, à une chasse aux bonnes affaires et à des signes d'apaisement dans la guerre des prix entre Moscou et Ryad.
Le baril de WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour livraison en avril a terminé à 25,22 dollars, en hausse de 4,85 dollars par rapport à la clôture de mercredi.

Celui de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mai, coté à Londres, a gagné 14,4%, ou 3,59 dollars, pour finir à 28,47 dollars.

Mercredi, les deux barils de référence avaient connu une des pires journées de leur histoire, le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. s'écrasant de 24,4%, à 20,37 dollars, et le Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de 13%, à 24,88 dollars.

Après avoir perdu environ la moitié de leur valeur en à peine deux semaines, ils étaient descendus à leurs plus bas niveaux depuis près de 20 ans.

Les inquiétudes planant à la fois sur l'offre et la demande d'or noir, et le climat général de panique sur les marchés, entraînent une volatilité très forte, si bien que "les pourcentages à deux chiffres" d'évolution sont devenus "une habitude presque quotidienne", note Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Mais les multiples mesures de relance présentées par les autorités à travers le monde pour amortir le choc économique attendu de la pandémie de coronavirus, dont les banques centrales européenne et américaine, ont apporté un peu de répit aux cours de l'or noir jeudi.

La "chasse aux bonnes affaires" a également contribué à faire monter les prix, a de son côté estimé David Madden, de CMC Markets.

Autre élément encourageant: le vice-président de la société pétrolière russe Lukoïl, Leonid Fedun, a invité jeudi sur la chaîne de télévision du quotidien russe RBK la Russie et l'Arabie saoudite à reprendre les négociations pour stabiliser la situation sur le marché pétrolier.

Les deux pays se livrent une guerre des prix depuis l'échec de leurs négociations lors du dernier sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Selon un article du WSJ, l'administration américaine envisage d'intervenir auprès des deux parties pour les forcer à restreindre leur production.

Interrogé sur le sujet lors d'une conférence de presse, Donald Trump n'a pas confirmé ces informations, indiquant seulement que l'administration "était en train de chercher un terrain d'entente".

La situation est "dévastatrice pour la Russie" dont l'économie dépend des cours du brut et elle est tout aussi "mauvaise pour l'Arabie saoudite", a commenté le président. "Ils sont entrés dans une guerre des prix, de la production, et au moment opportun j'interviendrai", a-t-il déclaré.

Si la chute des prix de l'or noir affecte "une grande industrie" aux États-Unis, elle fait aussi baisser les prix à la pompe pour les consommateurs, une bonne nouvelle, a-t-il souligné.

Selon des chiffres diffusés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA), le gallon d'essence (environ 3,8 litres) valait de fait en moyenne 2,343 dollars la semaine dernière, son plus bas niveau en plus d'un an.

Le rebond observé jeudi "représente toutefois plus la forte volatilité qui devrait continuer à ébranler les marchés mondiaux, qu'il ne signale que les prix sont prêts à rebondir fermement après avoir atteint un plancher", estime Robbie Fraser de Schneider Electric.

Les cours sont aussi aidés "par des achats d'instruments permettant de protéger les paris à la baisse et par le rebond des indices sur les marchés boursiers", selon Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

"Mais les prix devraient rester sous pression face à la forte baisse de la demande en brut", ajoute-t-il.

(c) AFP

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