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Le pétrole trouve un peu d'air à la fin d'une semaine noire

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole se reprenaient vendredi, à l'image des bourses européennes, limitant péniblement la casse d'une semaine qui s'annonce comme la pire depuis la crise financière de 2008.
Vers 10H45 GMT (11H45 HEC), le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en mai valait 34,99 dollars à Londres, en hausse de 5,33% par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour avril gagnait 4,14%, à 33,12 dollars.

Depuis le début de la semaine, les prix des deux barils de référence ont perdu aux alentours de 20%. Depuis un pic atteint il y a un peu plus de deux mois, quelques jours après l'élimination par Washington du général iranien Qassem Soleimani, les cours ont été divisés par deux.

Ils ont également encaissé lundi leur pire chute depuis la guerre du Golfe en 1991, avec un plongeon d'environ 25%.

Les prix du pétrole souffrent aussi bien de la situation du côté de l'offre, avec plusieurs géants pétroliers comme l'Arabie saoudite et la Russie qui se sont lancés dans une guerre des prix, que du côté de la demande, touchée de plein fouet par la crise sanitaire.

"La Russie et l'Arabie saoudite semblent toujours disposées à augmenter leur production et faire baisser les prix, sans montrer aucun signe de retour à la table des négociations", a estimé dans une note Jeffrey Halley, de Oanda.

Depuis le refus la semaine dernière par Moscou d'une limitation supplémentaire de la production de brut dans le cadre de l'accord qui lie les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés, Ryad a procédé à la plus forte baisse de ses prix en 20 ans, déclenchant un séisme sur les marchés financiers.

Mais la Russie restait pour le moment inflexible, son président Vladimir Poutine se disant "certain" que l'économie russe sortira "renforcée" de cette période de guerre des prix.

Un temps évoqué, la perspective de la tenue d'un comité technique (JTC) de l'OPEP+ le 18 mars "s'est évaporée" après le refus de l'Arabie saoudite, a rapporté Bjarne Schieldrop, analyste de SEB.

Côté demande, les réponses drastiques des Etats pour limiter la propagation du nouveau coronavirus, à l'image de la suspension pour 30 jours de l'entrée aux États-Unis de tout étranger ayant séjourné en Europe, agitent les inquiétudes d'une récession mondiale.

(c) AFP

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