A+ A A-

Le pétrole, surveillant le coronavirus et l'Opep, monte

prix du petrole Cours de clôtureCours de clôture: Les prix du pétrole ont de nouveau terminé en hausse jeudi, rassérénés par l'espoir d'une réduction de la production des membres du groupe Opep+ et les mesures prises pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.
A Londres, le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en avril s'est apprécié de 55 cents, ou 1,0%, pour terminer à 56,34 dollars.

A New York, le baril américain de WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour mars a gagné 25 cents, ou 0,5%, pour finir à 51,42 dollars.

Ils avaient déjà bien progressé au cours des deux séances précédentes.

"Les mesures que le groupe OPEP+ va peut-être prendre et les efforts engagés pour contenir la propagation de la maladie Covid-19 laissent un peu de place à l'optimisme", avance Robbie Fraser, de Schneider Electric.

le bilan de l'épidémie s'est alourdi jeudi, la Chine annonçant notamment plus de 15.000 contaminations supplémentaires. Mais ce bond est dû en partie à une nouvelle méthodologie utilisée pour recenser les cas d'infection.

"Dans les semaines à venir, l'attention des courtiers va probablement se focaliser de plus en plus sur la décision de l'OPEP+, dont les membres doivent se réunir en mars", souligne M. Fraser.

Ce groupe, qui réunit les 13 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et dix autres puissances pétrolières, dont la Russie, est lié depuis fin 2016 par un accord de limitation de sa production destiné à soutenir les cours du brut face à une offre abondante.

Depuis l'apparition du coronavirus, "l'Arabie saoudite pousse pour des coupes supplémentaires mais la Russie reste réticente", rappelle M. Fraser.

"Au minimum, les membres devraient décider d'étendre les quotas actuellement en place pour trois mois supplémentaires jusqu'à la prochaine réunion formelle en juin", avance-t-il. "La vraie question est de savoir si le groupe peut se mettre d'accord sur une réduction supplémentaire d'au moins 500.000 barils par jour".

Cité par des agences russes, le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a indiqué jeudi aux journalistes que la Russie n'avait pas encore pris sa décision, qui sera annoncée "en temps voulu".

Par ailleurs, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a prévenu jeudi des conséquences "significatives" sur la demande de pétrole de l'épidémie de Covid-19, révisant à la baisse de 365.000 barils par jour ses attentes concernant la croissance de la demande de brut pour 2020.

Alors que l'impact de l'épidémie au niveau mondial est encore en train d'être évalué, il y a "déjà un important ralentissement de la consommation de pétrole et de l'économie en Chine plus largement", selon l'agence.

L'OPEP avait déjà fortement révisé à la baisse mercredi sa prévision de croissance de la demande mondiale de brut cette année, soulignant l'impact en Chine du coronavirus sur les carburants pour le transport, notamment l'aviation.

Dans l'immédiat toutefois, "on n'a pas encore vu les flux de pétrole à destination de l'Asie de l'est diminuer", remarque Amir Richani, de ClipperData.

Dans la mesure où ces cargaisons ont été achetées avant la propagation, "le réel effet sur les importations chinoises de brut ne sera peut-être pas visible avant mars", estime-t-il. "Et même alors, le bilan sera peut-être rendu confus par le fait que certains acheteurs ont profité de la baisse des cours du brut pour augmenter leurs stocks", souligne le spécialiste.

(c) AFP

Commenter Le pétrole, surveillant le coronavirus et l'Opep, monte



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    jeudi 18 juin 2026 à 21:47

    Le marché du pétrole hésitant après l'accord entre Washingto…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé jeudi, les opérateurs tentant de mesurer l'impact du protocole d'accord...

    jeudi 18 juin 2026 à 18:36

    Pétrole et gaz en recul, passages de navires dans le détroit

    New York: Les cours des hydrocarbures poursuivaient leur décrue jeudi, après la signature d'un accord avec l'Iran qui apparaît comme largement favorable...

    jeudi 18 juin 2026 à 11:51

    Le pétrole baisse après la signature de l'accord entre Iran …

    Londres: Les cours du pétrole baissent jeudi au lendemain de la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran dans lequel...

    jeudi 18 juin 2026 à 06:47

    Reflux du pétrole après signature de l'accord Etats-Unis/Ira…

    Tokyo: Le pétrole accentue sa chute jeudi après la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour rouvrir le détroit...

    mercredi 17 juin 2026 à 23:36

    Ormuz: l'Iran réaffirme qu'il appliquera des frais de servic…

    Téhéran: L'Iran a réitéré son intention de faire payer les navires franchissant le détroit d'Ormuz, après une période de 60 jours sans...

    mercredi 17 juin 2026 à 21:54

    Le patron de TotalEnergies se défend de recourir à l'optimis…

    Paris: Le PDG de TotalEnergies, auditionné mercredi à la commission des finances de l'Assemblée nationale, s'est défendu de recourir à l'optimisation fiscale...

    mercredi 17 juin 2026 à 21:40

    Le pétrole progresse avant l’accord Téhéran‑Washington et la…

    Cours de clôture: Le baril de Brent pour livraison en août a gagné 0,75 % pour clôturer à 79,55 dollars, tandis que...

    mercredi 17 juin 2026 à 21:20

    Léger rebond du pétrole dans un marché prudent

    Cours de clôture: Les prix du pétrole ont terminé en petite hausse mercredi, les opérateurs se montrant prudents avant la signature prévue...

    mercredi 17 juin 2026 à 18:14

    USA: nouvelle chute marquée des réserves commerciales et str…

    NYC / Stocks aux USA: Les stocks de pétrole brut ont encore connu un net repli la semaine passée aux Etats-Unis, selon...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Lundi 1er juin 2026 Vers 11h10, les cours du pétrole rebondissaient: le prix du baril de Brent atteignait 94,44 $/baril (+3,64 %) et le WTI 91,01 $/baril (+4,18 %), après une chute de plus de 11 % la semaine dernière. Le pétrole monte donc sur fond de durcissement de Washington face à l’Iran et de tensions autour du détroit d’Ormuz, goulet d’étranglement de 20 % de l’offre mondiale d’hydrocarbures.

    🇻🇪 Les géants de l'énergie à la fois attirés et rebutés par le pétrole du Venezuela

    Le jeudi 26 mars 2026

    Caracas: L'administration du président Donald Trump cherche à ouvrir les ressources naturelles inexploitées du Venezuela aux investissements américains, mais les infrastructures vieillissantes de ce pays latino?américain riche en pétrole poussent les géants de l'énergie à hésiter avant de s'engager pleinement.

    Lire la suite

    🔥 Avec la guerre au Moyen-Orient, la crainte d'un choc pétrolier ressurgit

    Le mardi 17 mars 2026

    Analyse: Les attaques contre des infrastructures pétrolières du pays du Golfe et la flambée des cours de l'or noir font planer le spectre d'un nouveau choc pétrolier.

    Lire la suite

    🇻🇪 Le pétrole en ligne de mire de l’intervention US au Venezuela: quel scénario pour le baril ?

    Le lundi 05 janvier 2026

    Caracas: Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis, Donald Trump a affirmé vouloir « rouvrir » le Venezuela aux compagnies pétrolières américaines, tout en maintenant l'embargo sur le brut vénézuélien. Sur le papier, l'équation est simple: un pays assis sur des réserves géantes, une industrie pétrolière exsangue et Washington qui revient au centre du jeu. Dans les faits, les conséquences dépendront d'un triptyque décisif: sécurité, cadre juridique et prix du baril.

    Lire la suite