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Le pétrole continue de baisser avec les atermoiements russes sur l'offre de l'Opep

cours de cloture du petroleCours de clôture: Les prix du pétrole ont baissé vendredi alors que la Russie, qui doit prendre position sur une éventuelle réduction supplémentaire de production de pétrole "dans les prochains jours", tergiverse.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'est établi à 54,47 dollars à Londres, en baisse de 0,84% ou 46 cents par rapport à la clôture de jeudi.

A New York, le baril américain de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. pour mars a perdu 1,24% ou 63 cents, à 50,32 dollars.

Selon plusieurs médias, la Russie, alliée des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole au sein de l'Opep+, s'est opposée jeudi à la recommandation du comité technique de ce groupe, en réunion extraordinaire à Vienne, en faveur d'une baisse de production de 600.000 barils supplémentaires par jour pour enrayer la chute des cours provoquée par l'épidémie de coronavirus.

"Moscou a l'habitude de signaler son opposition à tout changement de stratégie de production de l'Opep+", a relevé Stephen Brennock, analyste pour PVM.

Mais, selon lui, "cette réticence initiale s'est toujours atténuée dans le passé et (la Russie) finit par s'aligner sur ses alliés."

"On s'attend à ce qu'il en soit de même à cette occasion", a estimé l'expert.

Pour autant, la baisse de production envisagée "ne sera probablement guère suffisante pour faire remonter les prix car la diminution de la demande chinoise est considérablement plus importante", a souligné Eugen Weinberg, analyste pour Commerzbank.

Et ce d'autant plus que le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a laissé entendre vendredi que la Russie n'acquiescerait qu'à une réduction supplémentaire bien moindre que celle souhaitée par l'Arabie saoudite.

Dans des propos rapportés par Bloomberg, il a indiqué que l'épidémie de coronavirus pourrait ne réduire la demande mondiale de pétrole que de "150.000 à 200.000 barils par jour, ce n'est pas un montant important".

Des chiffres loin des estimations des analystes, qui évoquent une chute des importations chinoises de 3 ou 4 millions de barils par jour par rapport à début janvier.

Par ailleurs, selon Christin Redmond de Scheider Electric, "les raffineries chinoises de pétrole ont réduit leur cadence d'environ 15%, ce qui laisse environ 17,7 millions de barils inutilisés dans des pétroliers au large de Singapour."

Deux semaines après la mise de facto en quarantaine du Hubei, province où est apparue la pneumonie virale, le nouveau virus a contaminé 31.

161 personnes en Chine continentale dont 636 sont décédées, selon les derniers chiffres officiels.


(c) Afp

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