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Plus forte baisse de 2019 pour le pétrole sur fond de tensions commerciales

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole fondaient jeudi, le Brent, référence internationale, perdant 4% et le WTI américain sombrant de 5% alors que les tensions entre la Chine et les Etats-Unis grimpent autour du dossier Huawei.
Vers 14H50 GMT (16H50 à Paris), le BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. perdait 2,90 dollars à 68,09 dollars et le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. 3,15 dollars à 58,27 dollars, tous deux à leurs plus bas niveaux depuis près de deux mois et engagés sur leur séance de baisse la plus marquée depuis fin décembre.

Le chef de la diplomatie américaine a accusé Huawei de mentir sur ses véritables liens avec les autorités chinoises, qui dénoncent le "harcèlement" de Washington à l'encontre du numéro deux mondial des smartphones, lâché en vrac par nombre de ses partenaires.

Le pétrole, comme les autres matières premières, est considéré comme une valeur à risque, dont la demande est dépendante de la bonne santé du reste de l'économie, et souffre par conséquent des tensions entre la Chine et les États-Unis.

Selon Tamas Varga, analyste chez PVM, les tensions commerciales viennent donc alimenter les inquiétudes des investisseurs. "Les PMI qui ont été publiés au Japon, en Europe et récemment aux États-Unis ont déçu", a pour sa part commenté John Kilduff, analyste chez Again Capital.

La croissance de l'activité privée dans la zone euro a légèrement progressé en mai, mais est restée "morose", selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit publiée jeudi.

Lors de la semaine achevée le 17 mai, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 4,7 millions de barils pour s'établir à 476,8 millions, selon les chiffres de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) publiés mercredi.

A plus long terme, "après une baisse des stocks au premier trimestre, les réserves mondiales ont augmenté de 50 à 60 millions de barils entre début avril et mi-mai", ont estimé les analystes de Energy Aspects.

Mais selon eux, ces hausses sont principalement dues à des opérations de maintenance dans les raffineries en Chine et aux États-Unis, et ne reflètent pas forcément une demande en baisse de produits raffinés.

"Le brut ne peut baisser que jusqu'à un certain point quand l'offre est sous pression", notamment en Iran et au Venezuela, sous le coup des sanctions américaines, ont ajouté les analystes de Energy Aspects.

Les sanctions sur l'Iran ont également conduit à un durcissement du ton entre Téhéran, Ryad et Washington.

Mais en l'absence de nouvelles informations sur ce dossier cette semaine, "la situation semble se calmer en Iran. De nombreux investisseurs avaient payé un peu plus pour se protéger du risque géopolitique" et vendent désormais leurs barils, a estimé M. Kilduff.

(c) AwP

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