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Le pétrole grimpe, l'Opep a réduit sa production en janvier (AIE)

prix du petrole LondresLondres: Le pétrole grimpait mercredi en cours d'échanges européens alors que l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a confirmé que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) respectait ses promesses de baisse de production.
Vers 15H00 GMT (16H00 HEC), le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en avril valait 63,47 dollars à Londres, en hausse de 1,05 dollar par rapport à la clôture de mardi.

A New York, le baril américain (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de mars gagnait 88 cents, à 53,98 dollars.

"L'OPEP a bien abaissé sa production en janvier, et l'Arabie saoudite a fait du zèle par rapport à ses promesses, donc ceux qui parient sur une offre peu abondante sont contents", a résumé Jasper Lawler, analyste de London Capital Group.

Au lendemain de la publication du rapport mensuel de l'OPEP, l'AIE a publié mercredi ses propres données pour le mois de janvier.

L'offre mondiale a chuté de 1,4 million de barils par jour (mbj) en janvier à 99,7 mbj, estime l'AIE.

Cette baisse est notamment due à la mise en oeuvre de l'accord de Vienne entre les pays de l'OPEP et leurs partenaires, dont la Russie, qui ont décidé début décembre de se fixer des objectifs de production plus bas qu'auparavant.

L'AIE souligne que si l'Arabie saoudite fait du zèle, la Russie ne respecte pas pour l'instant son objectif.

Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a d'ailleurs affirmé aux agences russes que son pays allait encore limiter sa production en février.

"Ajoutez les sanctions américaines contre le Venezuela et tout à coup, l'offre mondiale a moins de marge", a ajouté M. Lawler.

Les analystes de Goldman Sachs, tout en partageant cet optimisme, préviennent cependant que l'abondante production américaine pourrait faire rebasculer le marché au deuxième semestre.

Certains producteurs de schiste, dont la production peine actuellement à se vendre en raison d'un manque d'infrastructures de transport, vont profiter de l'ouverture de nouveaux oléoducs, ont-ils estimé.

L'AIE prévoit d'ailleurs que la hausse de la production aux États-Unis compensera à elle seule la baisse des exportations du Venezuela.

"L'AIE n'a surestimé la croissance du pétrole de schiste américain qu'une seule fois", ont souligné les analystes de DNB Markets.

A plus court terme, les marchés observeront en cours de séance les données hebdomadaires sur les stocks américains de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).

Les analystes tablent sur une hausse de 2,4 millions de barils des stocks de brut, de 1,4 million de barils des stocks d'essence et sur une baisse de 1,5 million de barils des stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.

(c) AFP

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