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Le pétrole recule, le marché hésite

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole reculaient jeudi en cours d'échanges européens, effaçant leurs gains de la veille après un rapport hebdomadaire sur les réserves américaines qui n'a pas convaincu.
Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 62,42 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 27 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de mars cédait 33 cents à 53,68 dollars.

Le marché digérait les données hebdomadaires de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA), qui a fait état d'une hausse de 1,3 million de barils des stocks de brut et de 500.000 barils de ceux d'essence, mais une baisse de 2,3 millions de barils des réserves d'autres produits distillés.

"Ces données étaient ambigües", ont commenté les analystes de Société Générale, qui notent que, si le marché reste focalisé sur le Venezuela, "les prix ne sortent pas d'une fourchette étroite car la demande n'est pas robuste".

Les exportations de cet important producteur de brut sont déjà affectées par des sanctions de Washington sur le groupe d'Etat vénézuélien PDVSA, ce qui limite l'offre mondiale de pétrole.

Mais "les signaux de plus en plus nombreux quant au ralentissement économique mondial limitent les gains car les investisseurs restent préoccupés par un affaiblissement possible de la demande", a observé Benjamin Lu, analyste de Phillip Futures.

Après s'être focalisé sur la Chine, où la croissance a fléchi, le marché observe désormais avec inquiétude l'Europe.

La Commission européenne a fortement abaissé jeudi ses prévisions de croissance 2019 pour la zone euro, avec un ralentissement particulièrement important en Allemagne et en Italie, la France n'étant pas épargnée par le coup de frein anticipé.

(c) AFP

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