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Le pétrole porté par le risque vénézuélien

prix du petrole Cours de clôtureCours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, le risque géopolitique au Venezuela empêchant les cours de flancher malgré l'accumulation des stocks américains.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s'est apprécié de 55 cents pour finir à 61,64 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance a gagné 56 cents pour terminer à 53,69 dollars.

La crispation politique s'accroît d'heure en heure au Venezuela entre l'opposition menée par Juan Guaido, "président" autoproclamé du pays, et Nicolas Maduro, le président vénézuélien.

Ce dernier s'est dit prêt vendredi à rencontrer son opposant, une offre rejetée par M. Guaido qui a appelé les Vénézuéliens à poursuivre la mobilisation dans la rue pour réclamer le départ du dirigeant socialiste.

Or malgré l'effondrement de ses capacités de production ces dernières années, le Venezuela reste un acteur important sur le marché mondial de l'or noir.

Ainsi les exportations vers les États-Unis s'élevaient encore en octobre 2018 à 506.000 barils de brut par jour selon l'Agence américaine d'informations sur l'Energie (EIA).

C'est loin du pic de 1,1 million de barils par jour atteint en 2007 mais le Venezuela reste le troisième fournisseur en brut des États-Unis après le Canada et l'Arabie saoudite.

Mais Washington a reconnu mercredi M. Guaido comme "président par intérim" et M. Maduro a dans la foulée rompu les relations diplomatiques avec les États-Unis et donné aux diplomates américains jusqu'à samedi pour quitter son pays.

Un embargo sur les importations vénézuéliennes est régulièrement évoqué parmi les sanctions que Washington pourrait imposer en guise de représailles.

Toutefois, a souligné James Williams du cabinet WTRG, de telles sanctions "relèveraient plus, pour les États-Unis, d'un désagrément que d'une véritable catastrophe".

Les raffineurs peuvent compenser la perte du pétrole vénézuélien par du pétrole en provenance du Mexique ou du Moyen-Orient, fait-il valoir.

Et, le temps qu'il arrive, les raffineurs peuvent décider d'effectuer des travaux de maintenance obligatoires. L'administration pourrait aussi décider selon lui de se défaire d'une partie de ses réserves stratégiques de pétrole lourd.

Les risques liés à la situation au Venezuela relèguent en tout cas à court terme au second plan le fait que les réserves de produits pétroliers ont beaucoup augmenté aux États-Unis, selon un rapport diffusé jeudi.

Les stocks de brut, alimentés par une production à un niveau record dans le pays, ont ainsi augmenté de 8 millions de barils lors de la semaine achevée le 18 janvier tandis que ceux d'essence ont grimpé à un niveau jamais atteint auparavant.


(c) AFP

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