Menu
A+ A A-

Le pétrole s'envole, l'Arabie saoudite promet de réduire ses exportations

cours du petrole wti brentCours de clôture WTI/Brent: Les prix du pétrole ont connu mercredi leur meilleure séance depuis deux semaines et leur huitième séance de hausse de suite, au moment où l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, a confirmé qu'il comptait baisser ses exportations de brut.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a terminé à 61,44 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,72 dollars, ou 4,6%, par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de février a grimpé de 2,58 dollars, ou 5,18%, à 52,36 dollars.

En s'envolant de plus de 20% sur les deux dernières semaines après huit séances consécutives de hausse, les deux cotations ont renoué avec leurs niveaux de la mi-décembre, avant que les prix ne s'affaissent en fin d'année. Ils ont par la même occasion repassé respectivement la barre des 60 dollars et des 50 dollars mercredi, sous laquelle ils étaient descendus.

Les producteurs de l'OPEP ont limité leurs extractions, comme ils l'avaient promis début décembre, tandis que les investisseurs sont plus optimistes sur la demande en raison des négociations commerciales sino-américaines.

Dernier signal en date, le ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh, a annoncé mercredi que le royaume réduirait ses exportations de 800.000 barils par jour (b/j) à 7,2 millions de barils par jour (mbj) en janvier contre 8 mbj en novembre.

Une réduction supplémentaire de 100.000 b/j est prévue en février.

"Cette annonce envoie le signal que le pire est derrière nous", a réagi Phil Flynn de Price Future Group.

Les cours de l'or noir avaient dégringolé fin 2018 pour atteindre leur plus bas niveau en un an et demi, à 49,93 dollars pour le Brent et à 42,36 dollars pour le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie..

A ce moment, "le marché du pétrole se basait sur des perspectives particulièrement négatives pour la croissance mondiale en 2019", a souligné Joel Hancock, analyste de Natixis. Une croissance mondiale robuste s'accompagne d'une demande d'essence soutenue, et inversement.

Mais les prix du pétrole ont profité depuis le début de la semaine d'un nouvel épisode de négociations entre la Chine et les États-Unis, laissant s'éloigner la perspective d'aggravation de la guerre commerciale et de ses effets potentiels sur la croissance mondiale et la demande en pétrole.

"Les négociations ont été prolongées d'un jour, ce qui nourrit l'espoir qu'un accord final sera trouvé", a commenté Stephen Brennock, analyste de PVM, bien que peu d'informations sont ressorties de ces deux jours et demi de tractations.

Du côté de l'offre, l'OPEP et ses partenaires, dont la Russie, avaient annoncé fin décembre qu'ils réduiraient leur production, une décision qui n'avait à l'époque pas suffi à faire remonter les prix.

"Il fallait que la demande reste dynamique, ces baisses de production n'auraient pas suffi à elles seules à rééquilibrer le marché", ont estimé les analystes de Commerzbank.

La reprise actuelle des cours pourrait toutefois être limitée car "de nombreux producteurs de l'OPEP avaient augmenté leur production avant la réunion de décembre, et il y a énormément de pétrole +sur l'eau+ (stockée dans des navires pétroliers, ndlr) à écouler sur le marché", ont prévenu les analystes de Morgan Stanley.

Dans ce contexte chargé, les données hebdomadaires sur les réserves américaines de l'Agence américaine d'information sur l'Energie n'ont pas fait réagir les marchés outre mesure.

Lors de la semaine achevée le 4 janvier, les réserves commerciales de brut ont baissé de 1,7 million de barils pour s'établir à 439,7 millions. Les analystes anticipaient une baisse de 1,75 million de barils.

Les stocks de produits raffinés ont quant à eux bondi, ceux d'essence gonflant de 8,1 millions de barils et ceux d'autres produits distillés avançant de 10,6 millions de barils.

Le volume des extractions est pour sa part resté au niveau record de 11,7 mbj en moyenne.



Commenter Le pétrole s'envole, l'Arabie saoudite promet de réduire ses exportations



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 30 janvier 2026 à 21:29

    Le pétrole sans élan, la question iranienne en suspens

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé proche de l'équilibre vendredi, à l'issue d'une semaine de hausse provoquée par le...

    vendredi 30 janvier 2026 à 14:16

    Chevron en recul au quatrième trimestre, discussions avec le…

    New York: Le groupe pétrolier américain Chevron, qui a publié des résultats en recul au quatrième trimestre, s'est dit vendredi en discussions...

    vendredi 30 janvier 2026 à 13:59

    ExxonMobil: bénéfice en recul au dernier trimestre

    New York: Le géant pétrolier américain ExxonMobil a annoncé vendredi des résultats contrastés au quatrième trimestre, avec un recul de son bénéfice...

    vendredi 30 janvier 2026 à 13:24

    Quand le prix du pétrole transforme votre assurance auto

    Paris: Avec la hausse du prix du pétrole, rouler en voiture coûte de plus en plus cher au quotidien. Ce renchérissement du...

    vendredi 30 janvier 2026 à 12:11

    Le pétrole recule avec l'amélioration de la production améri…

    Londres: Les cours du pétrole sont en légère baisse vendredi avec un retour progressif à la normale de la production américaine après...

    jeudi 29 janvier 2026 à 21:18

    Forte hausse des cours du pétrole, poussés par les inquiétud…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse jeudi, à des niveaux plus vus depuis la fin de...

    jeudi 29 janvier 2026 à 20:40

    Lukoil annonce un accord de principe pour céder ses actifs é…

    Moscou: Le groupe pétrolier russe Lukoil, sous sanctions des Etats-Unis, et la société d'investissement américaine Carlyle ont annoncé séparément jeudi un accord...

    jeudi 29 janvier 2026 à 16:59

    Le pétrole bondit au plus haut depuis août après les menaces…

    Londres: Les prix du baril de pétrole ont bondi jeudi de plus de 5%, au plus haut depuis août, portés par les...

    jeudi 29 janvier 2026 à 16:02

    Le pétrole gagne plus de 5%, porté par les menaces de Trump …

    New York: Les prix du baril de pétrole grimpent de plus de 5% jeudi, au plus haut depuis août, portés par les...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    📊 Les grandes hausses et baisses des prix du pétrole brut depuis 30 ans

    Le mardi 10 mars 2020

    Les prix du pétrole ont chuté de plus de 30% le 9 mars 2020 après l'échec d'un accord entre l'Arabie saoudite et la Russie visant à réduire la production pétrolière au sein de ce qu'on aura appelé l'alliance OPEP+. Voici les principaux mouvements du pétrole, au fil des événements internationaux depuis 30 ans.

    Lire la suite

    🇷🇺 Les revenus d'exportation de pétrole de la Russie en forte baisse

    Le jeudi 11 décembre 2025

    Moscou: Les revenus d'exportations de pétrole et produits pétroliers de la Russie ont atteint en novembre "leur plus bas niveau" depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, et même depuis la crise de la pandémie de Covid-19, a indiqué l'Agence international de l'énergie dans un rapport mensuel.

    Lire la suite

    📈 Guerre commerciale, sanctions et demande mondiale : quelles perspectives pour le prix du baril ? 

    Le lundi 10 février 2025

    Prévisions: Les marchés pétroliers naviguent dans un climat d’incertitudes, entre les sanctions américaines, la menace d’une guerre commerciale et les décisions de l’OPEP+ sur la production de brut. Dans ce contexte, nombreux sont les analystes qui révisent leurs prévisions à moyen et long terme, scrutant chaque signe de volatilité pour comprendre comment l’offre et la demande pourraient évoluer dans les mois à venir.

    Lire la suite