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Le pétrole rebondit, l'Opep va débattre d'une baisse de sa production en 2019

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole remontaient mercredi en cours d'échanges européens alors que l'Opep envisage de limiter ses extractions, quelques heures après les élections américaines et alors que les prix ont chuté malgré les sanctions de Washington contre l'Iran.
Vers 15H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 72,92 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,08 dollar par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de décembre prenait 48 cents à 62,69 dollars une heure après son ouverture.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, dont la Russie, pourraient à nouveau amender l'accord de limitation de la production qui les lie depuis début 2017, et envisageraient une diminution de leur production, ont affirmé lundi des délégués des pays concernés à l'agence Bloomberg.

Ces pays, qui représentent plus de la moitié de l'offre mondiale, avaient décidé fin 2016 de limiter leurs extractions, ce qui avait participé à la remontée des prix sur les deux dernières années.

Mais depuis début octobre, les prix ont flanché pour atteindre leur plus bas niveau depuis près de huit mois pour le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie., à 61,31 dollars, et au plus bas depuis deux mois et demi pour le Brent, à 71,18 dollars.

Les délégués comptent aborder le sujet dès leur réunion de suivi de l'accord qui se tiendra dimanche à Abou Dhabi.

Le rendez-vous ne rassemblera qu'une poignée de ministres avant la réunion plénière qui aura lieu début décembre à Vienne.

"Le timing de ces discussions est logique, puisque nous avons maintenant plus de visibilité sur l'effet qu'auront les sanctions américaines sur l'activité pétrolière en Iran", a expliqué à l'AFP Stephen Brennock, analyste chez PVM.

Alors que les sanctions américaines contre l'Iran menaçaient de faire baisser l'offre mondiale et de faire grimper les prix au point de peser sur la demande, la Russie et l'Arabie saoudite, deux des trois plus grands producteurs mondiaux, avaient déjà amendé leur accord de limitation de la production en juin pour leur permettre d'extraire plus.

Les deux géants de l'or noir "avaient dopé leurs production en anticipation des baisses de production iraniennes, mais cela semble désormais un effort trop ample puisque les exportations iraniennes continuent, quoi qu'à des volumes réduits", a ajouté M. Brennock.

Les États-Unis ont en effet accordé des exemptions temporaires à huit importateurs de pétrole iranien.

Le président Donald Trump avait par ailleurs tempêté contre l'OPEP alors que le prix élevé du pétrole faisait grimper celui de l'essence.

Plusieurs analystes avaient vu dans l'effort de la Russie et de l'Arabie saoudite une volonté d'apaiser le président américain à l'approche des élections de mi-mandat qui se sont tenues lundi soir.

Selon Bloomberg, les délégués de l'OPEP ont affirmé s'inquiéter de la hausse des stocks mondiaux. A ce sujet, l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA) publiera mercredi en cours de séance ses données sur les réserves américaines pour la semaine achevée le 2 novembre.

Les analystes s'attendent à une nouvelle hausse des stocks de brut de 2 millions de barils, à une baisse de 1,7 million de barils des stocks d'essence et à une baisse de 2 millions de barils des stocks de produits distillés (fioul de chauffage et gazole), selon la médiane d'un consensus compilé par l'agence Bloomberg.


(c) AFP

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