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Aramco: Ryad veut toujours mettre en Bourse la compagnie pétrolière (ministre)

prix du petrole RyadRyad: L'Arabie saoudite a annoncé jeudi être toujours engagée à mettre en Bourse le géant pétrolier public Aramco, rejetant les informations selon lesquelles elle aurait renoncé à ce projet.
"Le gouvernement reste attaché à l'introduction en Bourse de Saudi Aramco au moment où il le jugera opportun quand les conditions (du marché) seront optimales", a indiqué le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh dans un communiqué.

Le projet d'introduire en Bourse 5% du capital d'Aramco --présenté comme la plus importante vente d'actions au monde-- est au coeur d'un plan de diversification de l'économie lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane afin de stimuler l'économie du royaume.

Le ministre a refusé d'avancer une date, et réaffirmé que cela dépendait de "plusieurs facteurs, notamment des conditions de marchés favorables ainsi que l'acquisition d'actifs pétroliers dans l'aval prévue dans les prochains mois".

M. al-Faleh n'a pas donné plus de précisions sur les actifs en question. Toutefois le PDG d'Aramco, Amine Nasser, avait confirmé le mois dernier l'existence de pourparlers préliminaires pour une prise de participation dans Sabic, la quatrième plus grande firme de pétrochimie du monde, détenue à 70% par le Fonds d'investissement public du royaume saoudien (PIF).

Sabic est la plus grosse firme cotée sur le marché financier de Ryad avec une capitalisation d'environ 100 milliards de dollars (85 milliards d'euros).

La cession d'une part minoritaire dans Aramco a été reportée à plusieurs reprises depuis son annonce en 2016. Les dirigeants de la société publique ont invoqué officiellement des conditions défavorables sur les marchés financiers pour repousser l'introduction qui devait avoir lieu cette année. Ce qui a poussé les analystes à douter qu'elle ait vraiment lieu.

Ces doutes ont été renforcés mercredi soir par des informations de presse sur un arrêt de ce projet d'IPO de la part des autorités et sur la dissolution de l'équipe de conseillers financiers qui était chargée de le mener.

Les places financières de Londres, New York et Hong Kong espèrent toutes recevoir une partie du gâteau de cette entrée en Bourse tant attendue.

Mais les experts doutent qu'Aramco puisse arriver à être évaluée à 2.000 milliards de dollars comme le souhaite le prince héritier. Et l'entreprise semble réticente à faire l'objet d'un audit approfondi comme l'exigerait une éventuelle entrée en Bourse, ce qui expliquerait les retards de l'opération.


(c) AFP

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