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Le pétrole en ordre dispersé, partagé entre la guerre commerciale et l'Iran

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours de l'or noir ont terminé en ordre dispersé vendredi dans un marché partagé entre la crainte de voir la guerre commerciale sino-amériaine menacer la demande, et les évolutions du dossier iranien.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a fini à 77,11 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 28 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat d'août a pris 86 cents à 73,80 dollars.

"En début de séance le marché reculait sous la pression des annonces de sanctions commerciales entre les États-Unis et la Chine", a commenté Phil Flynn de Price Futures Group.

Les États-Unis ont lancé vendredi les hostilités commerciales avec la Chine en imposant des droits de douane sur des dizaines de milliards de dollars de produits chinois, ce à quoi à répondu immédiatement la Chine.

"Mais finalement, il semble qu'à court terme ces sanctions auront peu d'effet sur la demande mondiale", a ajouté M. Flynn.

Par ailleurs, l'arrivée dans les prochains jours d'une tempête tropicale près du golfe du Mexique "pourrait toucher l'acheminement du pétrole", d'après le spécialiste, ce qui inquiétait les courtiers et a donc fait monter le prix du pétrole coté à New York.

"L'offre mondiale de pétrole est resserrée, guerre commerciale ou non", a résumé M. Flynn.

Les cours du brut avaient également reculé plus tôt en séance alors que les Européens, la Russie et la Chine ont affirmé leur volonté de permettre à l'Iran de "continuer" à exporter son pétrole et son gaz en dépit de la volonté américaine d'arrêter les exportations de brut iranien dans le cadre du rétablissement des sanctions.

Les cinq puissances restant parties à l'accord sur le nucléaire iranien (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) se sont opposées aux États-Unis, qui ont demandé à tous les pays d'arrêter complètement leurs importations de pétrole iranien d'ici le 4 novembre s'ils veulent éviter les sanctions américaines rétablies après le retrait de Washington de l'accord.

Les signataires n'ont cependant pas précisé par quels moyens concrets relever ce défi alors que la perspective du retour des sanctions américaines a commencé à faire fuir d'Iran les investisseurs étrangers.

Le marché a accordé peu d'importance au rapport hebdomadaire de la société américaine Baker Hughes sur le nombre de puits de pétrole actifs aux États-Unis, un indicateur avancé de la production dans le pays publié en cours de séance.

Ce nombre a augmenté de 5 unités à 863 puits.

La production américaine a récemment montré des signes de stagnation après s'être stabilisée à 10,90 millions de barils par jour depuis trois semaines selon les statistiques hebdomadaires de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).


(c) AFP

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