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Le pétrole recule, l'Arabie saoudite baisse ses prix

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole reculaient jeudi en cours d'échanges européens avant les données hebdomadaires sur les réserves américaines alors que l'Arabie saoudite a abaissé ses prix à l'export, une mesure annoncée quelques heures après un tweet critique de Donald Trump contre l'Opep.
Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 78,04 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 20 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat d'août cédait 15 cents à 73,99 dollars une heure après son ouverture.

Saudi Aramco, le géant national saoudien du pétrole, a annoncé mercredi une baisse de son prix pour le brut à destination de l'Asie, une première depuis quatre mois.

L'annonce a fait reculer les prix du brut, alors que la décision saoudienne semblait répondre aux attentes du président américain Donald Trump.

"REDUISEZ LES COURS MAINTENANT !", avait tempêté mercredi M. Trump sur Twitter, avant d'attaquer l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

"Ils poussent les prix plus haut alors même que les États-Unis défendent beaucoup de ses membres pour peu de dollars", a-t-il accusé.

"Nous approchons des élections législatives (en novembre aux États-Unis), et le président américain est de plus en plus obsédé par les prix de l'essence", a jugé Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires ont annoncé fin juin assouplir l'accord de limitation de la production, mais les prix du brut ont continué de grimper alors que les marchés craignent des perturbations de l'offre.

"La production iranienne est la plus en danger, car l'administration américaine vise les exportations (de pétrole à travers ses sanctions, ndlr), ce qui pourrait réduire l'offre mondiale d'un million de barils par jour", ont souligné les analystes de Goldman Sachs, qui citent également les perturbations au Venezuela, en Libye et au Canada.

Le gouverneur iranien de l'OPEP a répondu sèchement au président américain à travers l'agence de presse du ministère iranien du Pétrole.

"Vous imposez des sanctions à d'importants producteurs, des membres fondateurs de l'OPEP, et vous leur demandez de réduire les prix ?!", s'est insurgé Hossein Kazempour Ardebili, affirmant que "vos tweets ont fait grimper les prix de 10 dollars par baril".

Dans ce contexte, "les données de l'EIA (Agence américaine d'information sur l'énergie) seront particulièrement intéressantes", a commenté Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets.

Pour la semaine achevée le 29 juin, les analystes tablent sur une baisse de 5 millions de barils des stocks de brut, de 750.000 barils des réserves d'essence et de 685.000 barils de celles d'autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel), selon la médiane d'un consensus compilé par Bloomberg.


(c) AFP

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