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Le pétrole recule, le marché tâtonne alors qu'Iran et Israël s'opposent

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole reculaient vendredi en cours d'échanges européens mais restaient proches de leurs plus hauts en trois ans et demi alors qu'Israël et l'Iran pourraient perturber l'offre venue du Moyen-Orient.
Vers 14H20 GMT (16H20 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 77,23 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de juin cédait 22 cents à 71,14 dollars une heure après son ouverture.

Les cours avaient atteint jeudi leur plus haut depuis novembre 2014, à 78 dollars pour le Brent et à 71,89 dollars pour le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.. Malgré le recul de vendredi, les prix restaient en forte hausse sur la semaine et depuis le début du mois.

"La tendance à la hausse provoquée par la sortie américaine de l'accord sur le nucléaire iranien a été confirmée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui menacent de perturber la production", a commenté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a exhorté vendredi le président syrien Bachar al-Assad à "mettre les Iraniens dehors", au lendemain d'une escalade militaire inédite entre Israël et l'Iran en Syrie.

Les analystes de Bank of America Merrill Lynch n'excluent plus que le baril n'atteigne les 100 dollars en 2019, "voire même plus tôt".

"La géopolitique pèse sur l'offre, et la production américaine ne peut croître que dans une certaine mesure", ont-ils ajouté, soulignant notamment l'effondrement de la production au Venezuela.

"Tout dépendra de la réponse de l'OPEP aux évènements de la semaine", a cependant tempéré Stephen Brennock, analyste chez PVM.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui s'est associés fin 2016 à dix autres producteurs pour limiter leurs extractions et rééquilibrer le marché mondial, pourrait reprendre son rythme de production habituel.

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial et figure de proue du cartel, a dores et déjà annoncé mercredi être prête à empêcher des pénuries d'approvisionnement.


(c) AFP

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