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L'Azerbaïdjan, une ex-république soviétique riche en hydrocarbures

prix du petrole bakouBakou: L'Azerbaïdjan où se déroule mercredi une élection présidentielle anticipée, est une petite république du Caucase riche en hydrocarbures dirigée d'une main de fer depuis 2003 par le président Ilham Aliev qui devrait sans surprise remporter le scrutin boycotté par l'opposition.

Ex-république soviétique


L'Azerbaïdjan (86.600 km2), situé sur la mer Caspienne dans la partie orientale du Caucase, est frontalier de l'Iran, de la Géorgie, de l'Arménie et de la Russie. Cette petite république du Caucase du Sud compte quelque 9,7 millions d'habitants, dont environ un tiers vivent dans la capitale Bakou.

Ancienne partie de l'empire perse achéménide, l'Azerbaïdjan fut, au VIIIe siècle, conquis par les Arabes et converti à l'islam. Aux environs du XIe siècle, des tribus nomades turcophones originaires d'Asie centrale s'installent dans le pays. Elles adoptent l'islam chiite. Passée à la Perse au XVIe siècle et longtemps disputée entre Turcs et Perses, la partie nord de cette région est conquise par la Russie au début du XXe siècle puis devient république soviétique en 1920. Le pays acquiert son indépendance le 18 octobre 1991, après la chute de l'Union Soviétique.

Le Karabakh, source de tensions


Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens et rattaché à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique, a proclamé son indépendance (non reconnue par la Communauté internationale) à l'issue d'un conflit qui a fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés entre 1988 et 1994.

Un cessez-le-feu a été conclu en 1994, mais aucun traité de paix n'a été signé entre Bakou et Erevan.

En avril 2016, au moins 110 personnes ont été tuées dans les pires violences depuis 1994. Un nouveau cessez-le-feu a été signé entre les belligérants, mais des heurts se produisent régulièrement.

Un régime autoritaire


Ilham Aliev est arrivé au pouvoir en 2003 après la mort de son père Heydar, un ancien chef du KGB local et membre du Politburo soviétique qui avait gouverné le pays presque sans interruption de 1969 à 2003. Il a été réélu en 2008 et en 2013 dans des élections dénoncées comme truquées par l'opposition.

En 2009, la constitution du pays a été changée afin qu'Ilham Aliev puisse être candidat à un nombre illimité de mandats, un changement faisant de lui, de fait, un président à vie.

En 2016, plusieurs autres changements constitutionnels ont encore renforcé la mainmise de la famille Aliev sur le pays, le nouveau poste de vice-président étant notamment confié en février 2017 à sa femme Mehriban Alieva.

L'Azerbaïdjan est l'un des pays les plus laïcs du monde musulman mais les autorités sont de plus en plus inquiètes face à la montée de l'islam radical.

Il est souvent critiqué par les ONG internationales pour sa répression des défenseurs des droits de l'Homme et des détracteurs du président Aliev, qui pour sa part rejette ces accusations.

Bouquet énergétique


Le pays, dont le sous-sol regorge de pétrole et de gaz avec des réserves exploitables pendant encore un siècle au moins, concentre 80% des richesses du Caucase du Sud.

Ce gros exportateur d'énergie constitue le point de départ de voies stratégiques de transport de pétrole de la mer Caspienne vers l'Europe en contournant la Russie. Il représente aussi pour l'Europe une source d'approvisionnement en gaz alternative à celle de la Russie.

Le pays, largement dépendant de ses exportations d'hydrocarbures qui représentent jusqu'aux trois quarts des revenus de l'Etat, a subi de plein fouet la baisse du pétrole. La monnaie nationale, le manat, a perdu en 2015 la moitié de sa valeur face au dollar. Le PIB a baissé de 3,1% en 2016, selon la Banque mondiale.

L'Azerbaïdjan a adhéré au Conseil de l'Europe en 1991. Il est membre du Partenariat pour la Paix de l'Otan depuis 1994.


(c) AFP

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