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Le pétrole new-yorkais termine au plus haut depuis décembre 2014, optimiste sur la demande mondiale

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Le prix du pétrole new-yorkais a terminé mardi au plus haut depuis décembre 2014, profitant de la perspective d'une demande mondiale de brut en forte hausse cette année. Le pétrole londonien a également avancé.
Le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en mars, dont c'est le premier jour de cotation comme contrat de référence, a pris 90 cents pour clôturer à 64,47 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le pétrole new-yorkais a affiché un nouveau plus haut en trois ans à la clôture après avoir atteint jusqu'à 64,89 dollars en séance le 15 janvier, journée semi-fériée aux Etats-Unis.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord également pour livraison en mars a terminé à 69,96 dollars, en hausse de 93 cents par rapport à la clôture de lundi.

L'optimisme quant à la progression de la demande mondiale a été d'abord suggéré par les prévisions de croissance du Fonds monétaire international.

Le FMI a tablé lundi sur une progression de la croissance mondiale de 3,9% cette année et l'an prochain, contre 3,7% initialement prévu pour ces deux années.

"Elle devrait permettre à la demande de brut d'augmenter de 1,8 million de barils par jour de plus cette année et de 2 millions l'an prochain, la demande la plus forte sur une génération, si ce n'est dans l'histoire", a réagi Phil Flynn de Price Futures Group.

L'Agence internationale de l'Energie (AIE) avait estimé dans un rapport vendredi que cette demande mondiale augmenterait de seulement 1,3 million de barils par jour en 2018.

Les données du FMI "confirment le sentiment déjà présent d'une synchronisation de la croissance mondiale" susceptible de dynamiser la demande de brut, a commenté Matt Smith de ClipperData.

Plongeon des stocks américains


Des propos du ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh mardi sont par ailleurs venus accélérer la hausse des prix.

Ce ministre "a déclaré qu'il y avait de la place pour l'ensemble des producteurs, y compris ceux qui produisent du schiste aux Etats-Unis", a commenté M. Flynn.

"Cela suggère qu'il y a une grande confiance de la part des Saoudiens sur le fait que le marché se rééquilibre malgré le retour des producteurs américains", a-t-il ajouté.

Le ministre a également dans une interview à la chaîne américaine CNBC lors du sommet de Davos écarté une sortie prématurée de l'accord qui lie jusqu'à la fin de l'année l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires, dont la Russie, en vue de faire baisser les stocks mondiaux de brut et soutenir la hausse des prix.

Les investisseurs se positionnaient par ailleurs à la veille d'un rapport hebdomadaire sur les stocks de brut américains, les réserves étant à nouveau attendus en baisse.

Ces stocks diminuent depuis neuf semaines et ont reculé au total de plus de 46 millions de barils depuis le 10 novembre.

Les analystes prévoient que les réserves américaines auraient reculé de 2 millions de barils, celles d'essence auraient augmenté de 2,2 millions de barils et celles d'autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel) auraient diminué de 1,1 million de barils, selon la médiane d'un consensus compilé par l'agence Bloomberg.

Facteur haussier également, la Norvège, plus gros producteur de brut d'Europe de l'ouest, a extrait 1,591 million de barils par jour l'an dernier en moyenne selon des chiffres publiés mardi, soit moins qu'attendu.


(c) AFP

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