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Le pétrole salue la position saoudienne sur un accord

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Le prix du pétrole new-yorkais et londonien a terminé en hausse lundi, profitant de propos rassurants de l'Arabie saoudite quant à la poursuite d'un accord de réduction de la production de brut au-delà de 2018.
Le baril de light sweet crude (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en février, dont c'était le dernier jour de cotation, a pris 25 cents pour clôturer à 63,62 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a terminé à 69,03 dollars, en hausse de 42 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Après la première baisse hebdomadaire en plus d'un mois la semaine dernière, les marchés ont repris confiance lundi après une réunion de suivi de l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires, dont la Russie.

A l'issue de cette rencontre qui s'est tenue dimanche à Oman, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a appelé à une coopération à long terme, "au-delà de 2018".

"Si cela se concrétise ce serait très significatif pour le marché du pétrole", a commenté Bill O'Grady de Confluence Investment.

Les 14 membres de l'OPEP et ses partenaires ont signé fin 2016 un accord les engageant à produire moins de pétrole, avec l'objectif de faire reculer les stocks mondiaux et soutenir la hausse des prix.

Cet accord a été prolongé deux fois et doit se terminer à la fin 2018.

La réunion "a effectivement apporté un souffle aux marchés", a commenté James Williams de WTRG. "Mais la position peu claire de la Russie a empêché les prix d'aller plus haut", a-t-il nuancé.

Selon lui, "les Russes n'ont envoyé aucun signal au sujet de la poursuite de leur participation à l'accord".

"L'année écoulée a montré que l'expérience était réussie", a affirmé le ministre russe de l'Energie Alexander Novak selon l'agence de presse russe RIA Novosti.

Mais, pour l'après-2018, il faudra voir au cas par cas "si c'est nécessaire" dans un "format de consultations" OPEP/non OPEP, a ajouté le ministre.

Tous les acteurs du marché n'étaient par ailleurs pas convaincus par la proposition saoudienne.

"L'introduction en Bourse de Saudi Aramco devrait avoir lieu cette année, et les Saoudiens ont un rôle d'investisseur activiste sur les prix du pétrole", a prévenu Joseph McMonigle, analyste chez Hedgeye, qui estime donc que des commentaires visant à soutenir les cours du pétrole à tout prix étaient à attendre de la part des dirigeants d'Arabie saoudite.

La forte baisse de la production de brut qu'a permis cet accord de réduction est par ailleurs liée au recul notable de la production vénézuélienne qui a produit 362.000 barils par jour de moins que l'accord ne le prévoit, selon un rapport de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) cité lundi par les analystes de Commerzbank.

"Le zèle vénézuélien n'est pas volontaire mais lié à la crise économique dans le pays", ont expliqué ces analystes.


(c) AFP

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