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Le pétrole peine à accrocher un cap dans un marché hésitant

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole oscillaient entre légère baisse et petite hausse lundi en fin d'échanges européens, dans un marché peinant à trouver une direction et balloté au gré de spéculations et informations sur les fondamentaux de l'offre et de la demande.
Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 63,05 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 47 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de décembre cédait 8 cents, à 56,66 dollars.

Le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. et le Brent évoluent sans grande direction car "les courtiers sont nerveux vis-à-vis des perspectives de l'offre mondiale" de pétrole, a relevé David Madden, analyste chez CMC Markets.

Les cours avaient débuté la semaine en légère baisse, plombés par la hausse du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis la semaine dernière.

En effet, ces données ont laissé à penser que les sociétés américaines produisant du pétrole de schiste ont décidé d'accroître de nouveau leur activité du fait de la récente reprise des cours, ont noté les analystes de Commerzbank.

Mais c'est surtout l'Arabie saoudite qui est "au coeur des gros titres" qui font bouger le marché du pétrole en ce moment, a commenté David Madden.

"La purge anti-corruption et l'idée que le prince héritier Mohamed ben Salmane serait favorable à une extension du gel de la production de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) empêchent" les courtiers de vendre à outrance leurs positions sur le pétrole, a expliqué l'analyste.

La possibilité de la reconduction de l'accord était d'ailleurs renforcée lundi par des propos du ministre de l'Énergie des Émirats arabes unis, qui a affirmé ne pas avoir "entendu parler d'une non-prolongation", estimant qu'il pense que l'OPEP et ses partenaires vont continuer à "faire ce qu'il faut" pour rééquilibrer le marché.

Les membres de l'OPEP et leurs partenaires producteurs de pétrole, dont la Russie, sont liés par un accord de réduction de la production de brut pour rééquilibrer l'offre et la demande et faire remonter des prix.

L'accord court jusqu'en mars 2018, mais sa prolongation devrait être au menu des discussions lors d'une série de réunions à Vienne le 30 novembre.

Autre motif d'optimisme pour les investisseurs, les prévisions de hausse de la consommation d'or noir cette année.

L'OPEP table désormais sur une hausse de la consommation de 1,53 million de barils par jour (mbj) cette année à 96,94 mbj, contre une croissance estimée à 1,45 mbj auparavant, selon son rapport mensuel sur le marché.

Dans le même temps, les prévisions de croissance de la production de pétrole ont été revues à la baisse. Cette année les pays non membres du cartel devraient pomper 650.000 barils par jour de plus que l'an dernier à 57,67 mbj, ce qui représente 200.000 barils par jour de moins que dans les prévisions du dernier rapport de l'OPEP.


(c) AFP

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