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Validation du plan de restructuration du groupe parapétrolier CGG

prix du petrole ParisParis: Les actionnaires de CGG ont validé lundi le plan de restructuration financière du groupe parapétrolier en difficulté, une étape cruciale pour son sauvetage.
"L'assemblée générale des actionnaires a approuvé l'ensemble des résolutions nécessaires à la mise en oeuvre du plan de restructuration financière", a annoncé CGG dans un communiqué. Les différentes résolutions ont obtenu entre 91% et 99%.

Le plan comprend la restructuration de la dette de près de 2,8 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros environ) et une levée de fonds pouvant aller jusqu'à 500 millions de dollars.

Il doit se traduire par une conversion massive de la dette en actions. Si bien que les fonds créanciers (Boussard et Gavaudan, Contrarian Capital...) deviendront les actionnaires principaux de l'entreprise, tandis que les actionnaires actuels seront fortement dilués.

Une assemblée générale extraordinaire (AGE) avait déjà été convoquée le 31 octobre mais n'avait pas pu se tenir, le quorum de 25% n'ayant pas été atteint. Il a été abaissé à 20% pour l'assemblée de ce lundi.

La banque publique Bpifrance, aujourd'hui premier actionnaire avec plus de 10% des droits de vote, avait fait savoir qu'elle allait voter en faveur du plan. De même pour la société de gestion d'actifs DNCA, autre gros actionnaire de CGG et également créancière.

Le feu vert des actionnaires "permet à notre groupe de franchir une nouvelle étape clé dans le processus de mise en oeuvre de notre restructuration financière", a salué le directeur général de CGG, Jean-Georges Malcor.

"Celui-ci nous permettra de disposer de la structure financière adaptée aux conditions de marché difficiles que nous traversons actuellement", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le Tribunal de commerce de Paris doit encore approuver le plan de sauvegarde lors d'une audience le 20 novembre. A cette occasion, des porteurs d'obligations convertibles, qui s'estiment lésés, doivent demander son rejet.

Que feront les nouveaux actionnaires?


L'ancienne Compagnie générale de géophysique emploie environ 6.000 personnes, dont 1.600 en France. Elle vend des équipements et travaille dans l'acquisition et l'interprétation de données pour le secteur pétrolier. Elle réalise ainsi des sortes d'échographies du sous-sol pour les compagnies pétrolières qui recherchent l'or noir.

Mais comme le reste du secteur, elle est en difficulté depuis la chute des cours du brut il y a un peu plus de trois ans. CGG a encore annoncé lundi matin avoir creusé sa perte nette à 124,4 millions de dollars au troisième trimestre, contre 87,9 millions un an plus tôt.

Dans ce contexte très difficile, CGG a déjà réalisé une réorganisation interne, en réduisant drastiquement sa flotte de bateaux et en se séparant de la moitié de ses effectifs.

Le rejet du plan de restructuration financière aurait pu conduire CGG vers une mise en redressement judiciaire puis un démantèlement, avait mis en garde la direction.

Les syndicats avaient également soutenu publiquement un plan perçu comme un "moindre mal" et alerté les pouvoirs publics sur les risques pour l'entreprise.

"Pour nous la grosse question se trouve après: quand les nouvelles actions vont être émises on va se retrouver avec 95% de nouveaux actionnaires. Qu'est-ce qu'ils vont faire?", s'interroge Thierry Coléou, délégué CFDT.

Pour l'instant, Bpifrance a obtenu de rester au conseil d'administration malgré sa dilution au capital et des engagements sur le maintien de l'emploi et de centres de décision en France.

"On espère que l'Etat continue son engagement dans l'entreprise pour éviter une prise de contrôle hostile et des risques de délocalisation de l'entreprise, sur un marché qui est mondial", a ajouté Thierry Coléou.


(c) AFP

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