A+ A A-

Le pétrole termine en baisse, les inquiétudes sur l'Irak s'apaisent

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Le prix des barils de pétrole cotés à New York et à Londres ont terminé en baisse jeudi, perdant un peu de terrain après quatre séances de hausse alors que les tensions en Irak semblent rester sous contrôle.
Le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a perdu 75 cents pour clôturer à 51,29 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a fini à 57,23 dollars, en baisse de 92 cents par rapport à la clôture de mardi.

Alors que les forces gouvernementales irakiennes ont chassé en début de semaine les combattants kurdes de zones disputées du nord du pays, le gouvernement de la province autonome du Kurdistan s'est déclaré jeudi favorable à un dialogue avec le pouvoir central à Bagdad.

"Il semblerait que les Kurdes soient d'accord pour revenir aux frontières de 2014 et que les violences devraient être suspendues, au moins pour un temps", a souligné James Williams de WTRG Economics.

"La production dans la région a été un peu affectée par les combats, l'oléoduc, même s'il a un peu ralenti, n'a pas cessé de fonctionner, les tensions semblent vraiment s'apaiser", a-t-il ajouté.

Selon le cabinet Kpler, "les volumes de chargement dans le port de Ceyhan, en Turquie (où aboutit l'oléoduc transportant la majeure partie du pétrole produit à Kirkouk), étaient inhabituellement bas lors de la semaine commençant le 16 octobre".

Le repli des cours du brut était aussi attribué à une réaction tardive aux chiffres diffusés mercredi par le département américain de l'Energie, qui a notamment montré une augmentation des stocks de produits distillés pour la première fois depuis août.

Certes, le passage de l'ouragan Nate début octobre a perturbé les activités des infrastructures pétrolières, mais "le fait que les réserves de produits distillés aient augmenté alors même que les raffineries ont ralenti leur cadence de 4% pose des questions", a indiqué M. Yawger.

Le rapport a également montré un recul de la production dans le pays ainsi qu'une forte baisse des stocks de brut.

Pour Sam Sinclair, courtier chez Inenco, toute baisse éventuelle des cours devrait tout de même rester limitée, du fait des tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et de la perspective d'une prolongation de l'accord de limitation de la production signé par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d'autres pays partenaires.

Le secrétaire général de l'OPEP, Mohammed Barkindo, a confirmé jeudi à Londres que l'accord de baisse de la production pourrait être renouvelé de neuf mois, comme l'a souhaité Vladimir Poutine.

L'accord, qui engage ses participants à respecter des objectifs de production pour désengorger le marché mondial, est actuellement prévu pour durer jusqu'en mars 2018.

Les efforts de l'OPEP ne convainquaient toutefois pas tous les acteurs du marché.

"Il faut porter particulièrement attention à la hausse de la production du Nigeria et de la Libye. Cela pourrait perturber les efforts du groupe et l'OPEP pourrait leur demander de se joindre à leur effort", a commenté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Mohammed Barkindo a indiqué que le cartel ne demanderait pas aux deux pays de se joindre aux efforts du cartel avant qu'ils aient retrouvé leur niveau de production d'avant les crises politiques qui les frappent.


(c) AFP

Commenter Le pétrole termine en baisse, les inquiétudes sur l'Irak s'apaisent



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    mercredi 16 septembre 2026 à 13:07

    Le pétrole en retrait malgré les hostilités au Moyen-Orient

    Londres: Les cours du pétrole baissent un peu mercredi après avoir clos la veille à leur plus haut niveau depuis cinq mois...

    mercredi 16 septembre 2026 à 06:31

    Marchés en Asie: Bourses prudentes avant la Fed, pétrole ner…

    Tokyo: Les Bourses asiatiques font preuve de prudence mercredi avant une décision de la Réserve fédérale américaine (Fed), tandis que le pétrole...

    mardi 15 septembre 2026 à 21:10

    Le pétrole grimpe avec les tensions entre l'Arabie saoudite …

    Cours de clôture: Les cours du pétrole continuent de progresser mardi, dopés par les hostilités entre les rebelles houthis du Yémen et...

    mardi 15 septembre 2026 à 20:33

    Libye: trois sites pétroliers fermés de force

    Benghazi: Des hommes affiliés aux Gardes des installations pétrolières (GIP) en Libye ont fermé de force mardi trois champs pétroliers dans le...

    mardi 15 septembre 2026 à 19:25

    🇸🇦 L'étau se resserre sur les exportations de pétrole saoudi…

    Ryad: Détroit d'Ormuz verrouillé, menaces des Houthis en mer Rouge et oléoduc à l'arrêt: l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, voit...

    mardi 15 septembre 2026 à 16:27

    L’essence franchit en France son record de juin 2022 à la po…

    Carburants: Le SP95-E10 s’est établi mardi à 2,15 euros le litre en moyenne, d’après les prix transmis au ministère de l’Économie par...

    mardi 15 septembre 2026 à 12:13

    Le pétrole dopé par les hostilités entre l'Arabie saoudite e…

    Londres: Les cours du pétrole montent mardi, le marché s'inquiétant des hostilités entre rebelles houthis du Yémen et l'Arabie saoudite, et se...

    mardi 15 septembre 2026 à 10:00

    Le diesel américain atteint un nouveau record avant les élec…

    Washington: Le gallon de diesel, soit 3,78 litres, valait en moyenne 6,2694 dollars mardi aux États-Unis, d'après l'Association automobile américaine (AAA).

    mardi 15 septembre 2026 à 09:00

    Le gouvernement écarte une pénurie malgré la flambée des car…

    Carburants: La ministre déléguée chargée de l'Énergie, Maud Bregeon, a assuré mardi 15 septembre sur France 2 que l'approvisionnement national restait maîtrisé.

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Lundi 14 septembre 2026

    Vers midi, les cours du pétrole repartaient fortement à la hausse: le prix du baril de Brent grimpait à 107,37 $/baril (+2,64 %), soit 93,03 €/baril, tandis que le cours du WTI américain bondissait à 102,66 $/baril (+2,61 %). Le Brent gagnait désormais plus de 10 % en une semaine et affichait une envolée de près de 80 % depuis le début de l’année. Cette nouvelle hausse des prix du pétrole était alimentée par la fermeture temporaire de l’oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite, infrastructure stratégique capable de transporter environ 7 millions de barils par jour en contournant le détroit d’Ormuz. Les tensions étaient renforcées par le report de la réunion entre l’Iran et les pays du Golfe sur Ormuz, éloignant les perspectives de désescalade, alors qu’un navire marchand a encore été frappé dimanche dans le détroit.

    🇮🇷 Conflit au Moyen-Orient: vers une flambée des prix du pétrole

    Le dimanche 01 mars 2026

    New York: Le conflit engagé par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran et ses répercussions au Moyen-Orient devraient faire flamber les cours du pétrole à l'ouverture du marché dans la nuit de dimanche à lundi et pourrait secouer l'économie mondiale s'il perdure.

    Lire la suite

    🔎 Le Pic pétrolier approche: comment éviter le chaos d'une pénurie mondiale de pétrole ?

    Le mercredi 08 mars 2023

    Le pic pétrolier est un sujet d'une importance cruciale pour notre avenir énergétique. Il se réfère au moment où la production de pétrole mondiale atteint son sommet avant de décliner de manière irréversible. La question de savoir si nous sommes en train de manquer de pétrole est étroitement liée à ce concept.

    Lire la suite

    🇮🇷 Les pays du Golfe peuvent-ils se passer du détroit d'Ormuz?

    Le vendredi 01 mai 2026

    Abou Dhabi (Emirats arabes unis): Face au blocage par l'Iran du détroit d'Ormuz, les monarchies du Golfe repensent leurs routes pétrolières et commerciales, un impératif stratégique qui se heurte toutefois à des contraintes structurelles et des rivalités économiques, soulignent des experts.

    Lire la suite