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Le pétrole hésite à New York, le marché s'interroge sur l'impact d'Harvey

prix du petrole New YorkNew York: Le pétrole coté à New York hésitait sur la direction à suivre mardi après l'ouverture, les investisseurs attendant d'en savoir plus sur les dommages provoqués par le passage de la tempête Harvey sur les infrastructures pétrolières, en particulier les raffineries texanes.
Vers 13H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en octobre, la référence américaine, cédait 15 cents et évoluait à 46,42 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) alors qu'il avait démarré la séance en hausse.

Après le passage de l'ouragan Harvey au-dessus de la côte texane, qui accueille près d'un tiers des capacités de raffinage de pétrole des Etats-Unis, "la réaction immédiate du marché a été de faire baisser les prix du brut et de faire monter ceux de l'essence puisque le taux d'utilisation des raffineries a subitement baissé et que la demande pour le brut s'est en conséquence contractée", a rappelé Matt Smith de ClipperData.

"Aujourd'hui, on attend de savoir ce qu'il en est exactement des raffineries, si elles ont subi des dégâts structurels ou si elles ont uniquement été fermées par précaution", a-t-il noté.

Ainsi "à Corpus Christi, où l'ouragan a touché terre vendredi, il semblerait que les raffineries n'aient pas été trop touchées", a-t-il indiqué.

"A Port Arthur, où la tempête Harvey pourrait passer dans les prochains jours, les raffineries gonflent leurs stocks depuis une semaine pour pouvoir faire face à toute éventualité", a-t-il ajouté.

"Toutes ces installations coûtent très chères", a rappelé l'analyste. "L'essentiel pour ces entreprises est de pouvoir redémarrer leur activité le plus rapidement possible, elles se préparent à ce genre de situation et si les infrastructures en tant que telles ne sont pas affectées, elles sont capables de faire face à des inondations."

"Dans la situation actuelle, il est particulièrement difficile de prévoir le niveau des réserves américaines, qui risque de surprendre", alors que le département américain de l'Energie (DoE) publiera mercredi ses données sur le sujet, ont souligné les analystes de Commerzbank.

Selon la médiane d'un consensus d'analystes compilé par l'agence Bloomberg, les réserves de brut auraient reculé de 2 millions de barils, celles d'essence de 1,5 million de barils et celles de produits distillés de 387.000 barils pour la semaine achevée le 25 août.

(c) AFP

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