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Le pétrole dopé par les promesses de l'Arabie saoudite

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse mardi, entraînés par l'engagement de l'Arabie saoudite à limiter ses exportations en août et par l'anticipation d'un nouveau recul des réserves de brut aux Etats-Unis.
Le prix du baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a progressé de 1,55 dollar pour clôturer à 47,89 dollars sur l'échéance de septembre au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a fini à 50,20 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,60 dollar par rapport à la clôture de lundi.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d'autres grands producteurs, dont la Russie, sont engagés depuis début 2017 dans un accord qui prévoit une limitation de la production de pétrole visant à redresser les prix de l'or noir.

L'Arabie saoudite a promis lundi lors d'une réunion de suivi de cet accord à Saint-Pétersbourg de limiter ses exportations en août à 6,6 millions de barils par jour (mbj), contre plus de 7,2 mbj certains mois de 2016.

Le Nigeria, exempté comme la Libye de quotas en raison des troubles géopolitiques qui minent leurs industries pétrolières, a aussi promis à cette occasion de se joindre à l'accord une fois que sa production remontera à 1,8 mbj.

"Le marché continue mardi à profiter de ces annonces favorables à une remontée des prix", a avancé Gene McGillian de Tradition Energy.

Finances des majors pétrolières


L'autre élément moteur du marché a été "la prévision d'un nouveau repli des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis, pour la quatrième semaine consécutive", a relevé Bart Melek de TD Securities.

Au cours des trois dernières semaines, ces réserves ont reculé au total de 18,6 millions de barils.

Le département américain de l'Energie (DoE) publiera mercredi ses chiffres pour la semaine achevée le 21 juillet.

Selon la médiane d'un consensus d'analystes compilé par l'agence Bloomberg, les réserves de brut auraient reculé de 3 millions de barils, celles d'essence de 1,8 million de barils et celles de produits distillés de 500.000 barils.

"Comme le marché s'est récemment principalement concentré sur la forte hausse de la production américaine", la chute des stocks "permet de changer un peu la perspective", a souligné Bart Melek.

Alors que les entreprises américaines publient leurs résultats trimestriels, "le marché craint que les finances des majors pétrolières ne soient pas reluisantes et les conduisent à ralentir encore plus leurs dépenses d'investissement", ce qui limiterait la croissance de l'extraction de brut aux Etats-Unis, a-t-il aussi noté.

L'annonce par la compagnie Shell de la fermeture en raison d'une fuite d'un oléoduc clé dans le sud du Nigeria a également participé à l'avancée des prix selon Gene McGillian.

Ces éléments "poussent le marché à ignorer des facteurs penchant fondamentalement pour une baisse des cours, comme le fait que la production de pétrole ne cesse d'augmenter aux Etats-Unis, en Libye ou au Nigeria", a-t-il remarqué.

(c) AFP

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