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Le pétrole quasi stable à l'ouverture à New York, en attendant les stocks

prix du petrole New YorkNew York: Les cours du pétrole montaient un peu après un démarrage à l'équilibre mercredi à New York, sur un marché attentiste avant la publication des chiffres officiels sur les stocks d'or noir aux Etats-Unis.
Vers 13H25 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, prenait 13 cents à 46,53 dollars sur le contrat pour livraison en août au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le marché semble bien résister", a commenté Gene Mc Gillian de Tradition Energy. "On continue de conserver nos récents gains", a-t-il continué.

Après être tombé au plus bas de l'année fin juin, le baril new-yorkais a effectué un léger rebond en deux temps.

Dans l'immédiat, les cours parvenaient à se maintenir malgré la diffusion mardi après la clôture d'estimations de la fédération privée American Petroleum Institute annonçant une légère hausse inattendue des réserves de brut aux Etats-Unis, jugée de mauvais augure avant la publication des chiffres officiels du département de l'Energie (DoE) à 14H30 GMT mercredi.

Parmi les éléments positifs pour les cours relevés par Gene Mc Gillian figurait toutefois un recul des stocks d'essence selon l'API "indiquant que la demande est en fait plutôt bonne".

Les estimations de l'API précèdent toujours d'un jour celles du DoE mais ont parfois tendance à diverger des chiffres officiels, jugés plus fiables.

Les deux semaines précédentes, le DoE avait fait état d'un fort recul des réserves de brut.

Selon la médiane d'un consensus d'analystes interrogés par l'agence Bloomberg, les réserves de brut auraient reculé de 3,5 millions de barils, celles d'essence de 1,3 million de barils tandis que celles de produits distillés auraient augmenté de 1,2 million de barils pour la semaine achevée le 14 juillet.

Plus généralement, les marchés s'inquiètent notamment de l'accord qui lie l'OPEP à d'autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leur production et permettre au marché mondial de se rééquilibrer.

L'Equateur, avide de devises à cause de la chute des cours du brut et d'un important déficit fiscal, va augmenter la production de pétrole en dépit de l'accord, a déclaré lundi le ministre du Pétrole, Carlos Pérez.

"La volonté affichée de l'Equateur d'augmenter +graduellement+ sa production ne contredit pas directement l'accord, et la quantité de brut qui est en jeu ne menace pas le marché mondial", ont tempéré les analystes de JBC.

"Mais cela devrait augmenter la pression sur les grands producteurs du Moyen-Orient, d'autant plus que les marchés s'inquiètent de voir les extractions s'envoler en Libye et au Nigeria", ont-ils ajouté.

Les deux pays africains, membres de l'OPEP mais exemptés de limiter leur production, ont été invités à Saint-Pétersbourg, en Russie, où l'OPEP et ses partenaires tiendront deux réunions de suivi de l'accord, samedi 22 et lundi 24 juillet.

(c) AFP

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