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Le pétrole se reprend mais reste lesté par l'offre surabondante

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole montaient en fin d'échanges européens, portés par la baisse du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis et des achats à bon compte mais la surabondance de l'offre mondiale planait toujours sur le marché.
Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 49,39 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 39 cents par rapport à la clôture de vendredi. Le cours du Brent est monté lundi vers 15H20 GMT à 49,56 dollars, son niveau le plus fort en près d'un mois.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en août prenait 67 cents à 46,71 dollars. Le prix du WTI a atteint vers 15H20 GMT 46,86 dollars, son niveau le plus élevé en près d'un mois.

Vendredi, alors que le mois de juin se terminait, "les cours du pétrole ont terminé en fanfare le mois et le trimestre, les deux références du brut mettant un terme à une série de baisses, après cinq replis hebdomadaires consécutifs", a observé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

Et ce sont les États-Unis qui ont alimenté cette reprise des cours, avec notamment un accès de faiblesse du dollar, un mouvement qui rend les achats d'or noir, libellés dans la monnaie américaine, moins onéreux et donc plus attractifs pour les investisseurs munis d'autres devises, et une baisse de la production lors de la semaine close le 23 juin.

Et "un autre pilier de soutien des cours s'est matérialisé sous la forme d'une pause dans la hausse implacable de l'activité de forage aux États-Unis la semaine dernière", a noté M. Brennock.

En effet, selon des données publiées vendredi, "le nombre de puits en activité aux États-Unis a baissé pour la première fois depuis janvier ce qui laisse à penser que certains producteurs commencent à sentir l'impact négatif de la récente baisse des prix", a poursuivi l'analyste.

La production de pétrole de schiste aux États-Unis, l'une des grandes responsables de la surabondance de l'offre mondiale d'or noir, est coûteuse et n'est plus rentable si les cours du brut sont trop bas.

Mais "il est trop tôt pour voir (cette hausse des cours) comme un renversement de tendance", ont tempéré les analystes de Commerzbank.

En effet, les signaux sur l'offre mondiale pointent toujours vers les difficultés pour l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et de ses partenaires de faire , malgré les engagements pris en fin d'année dernière.

"Même si les pays liés par cet accord le respectent à 92%, la production du Nigeria et de la Libye, tous deux exemptés de limitation, croît considérablement", a-t-on relevé chez Commerzbank.

Et pour David Madden, analyste chez CMC Markets, "il semble que les fortes baisses qu'ont subi les cours du pétrole en mai et juin étaient exagérées, alors la reprise des cours est une simple correction dans une tendance baissière plus large".

En outre, les échanges devraient rester limités en début de semaine car de nombreux investisseurs seront absents mardi, et une partie de la journée lundi, en raison d'un jour férié pour la fête nationale aux États-Unis.

(c) AFP

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