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Le pétrole se reprend un peu mais reste très affaibli

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole se reprenaient un peu jeudi en fin d'échanges européens, mais restaient proches du plus bas en plus de sept mois, toujours plombés par la surabondance de l'offre.
Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 45,54 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 72 cents par rapport à la clôture de mercredi. Le cours du Brent était tombé mercredi vers 17H50 GMT à 44,35 dollars, son niveau le plus faible depuis mi-novembre 2016.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance, prenait 56 cents à 43,09 dollars. Le cours du WTI était tombé mercredi vers 17H50 GMT à 42,05 dollars, au plus bas depuis mi-août dernier.

Les cours du brut tentaient de se reprendre mais comme "le marché du pétrole n'est pas parvenu à consolider la moindre reprise ces derniers temps, les courtiers se demandent combien de temps celle-ci va durer", a observé David Madden, analyste chez CMC Markets.

Dans l'ensemble, "le moral sur le marché du pétrole est tellement bas que même des nouvelles qui feraient d'habitude monter les cours n'ont pas réussi à déclencher de reprise notable", les cours du brut restant affaiblis, ont commenté les analystes de Commerzbank.

Ainsi, même la hausse plus forte que prévu des stocks américains de brut publiée mercredi "n'a pas permis au violent mouvement de ventes de faire une pause", a observé Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.

Et cela s'explique par le fait que "les analystes pensent qu'il est peu probable que la surabondance de l'offre s'atténue dans un environnement où la Libye et le Nigeria pompent plus de pétrole et que le niveau de la production totale de brut aux États-Unis est à des sommets", a expliqué Mme Ozkardeskaya.

Les deux pays, membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), sont exempts des limitations de production mises en place par le cartel et ses partenaires, dont la Russie, en raison du fait de problèmes géopolitiques qui pèsent sur leur industrie pétrolière mais ont vu leur production augmenter ces derniers mois.

Le cartel avait réussi à déclencher un rebond fin 2016 en se mettant d'accord sur une limitation coordonnée de sa production, mais de nombreux analystes craignent que sa cohésion ne s'effrite au moment où le Moyen-Orient est en proie aux tensions entre l'Iran et l'Arabie saoudite, les deux puissances régionales.

La décision de l'OPEP fin mai de prolonger les coupes avait laissé le marché dubitatif, signant le début du mouvement de chute en cours.

(c) AFP

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