Le pétrole en retrait avant les stocks américains
Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 49,85 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 27 cents par rapport à la clôture de mardi.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de juillet cédait 20 cents à 47,99 dollars.
"Selon l'API (American Petroleum Institute), les réserves américaines ont chuté de 4,6 millions de barils, ce qui excède les attentes des analystes", a noté Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets.
Les données de l'API, institut privé, paraissent avant celles du DoE, jugées plus fiables par les marchés et publiées en cours de séance européenne le mercredi.
Pour la semaine achevée le 2 juin, les analystes tablent sur une baisse de 3 millions de barils pour les réserves de brut, une hausse de 900.000 barils pour les réserves d'essence, et une hausse de 500.000 barils des réserves de produits distillés, selon la médiane d'un consensus compilé par l'agence Bloomberg.
Les baisses des réserves américaines publiées la semaine dernière n'avaient cependant pas suffi à redonner durablement de l'élan aux prix.
"Il y a plusieurs dangers qui pèsent sur la remontée des prix. Les marchés pourraient sous-estimer la remontée de la production américaine, les extractions pourraient reprendre plus vite que prévu en Libye ou au Nigeria, les tensions géopolitiques pourraient mettre à mal l'accord de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole)", ont énuméré les analystes de PVM.
Mais les tensions entre le Qatar et l'Arabie Saoudite, tous deux membres du cartel, pourraient mettre à mal cet accord, vu par les marchés comme nécessaire au rééquilibrage de l'offre et de la demande, alors que la production américaine de pétrole de schiste devrait continuer d'augmenter.