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Le pétrole hésitant à New York, l'Opep scrutée

prix du petrole New YorkNew York: Les cours du pétrole évoluaient proche de l'équilibre mardi à New York peu après l'ouverture, les investisseurs hésitant au gré des soubresauts autour d'une prolongation attendue des quotas de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Vers 13H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, prenait 3 cents à 51,16 dollars sur le nouveau contrat de référence, pour juillet, au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Un gros titre en éclipse un autre et ce sera comme cela jusqu'à jeudi", a décrit Bob Yawger de Mizuho Securities USA.

L'OPEP doit annoncer jeudi à l'issue d'un sommet à Vienne les suites à donner à l'accord actuel de réduction de la production qui devait en théorie prendre fin en juin et auquel s'étaient associés onze autres pays producteurs dont la Russie.

Le cours du baril "baisse à cause de déclarations du ministre koweïtien du Pétrole qui indiquait que tout le monde n'était pas partant pour pour un accord de neuf mois et qu'il n'y avait pas besoin d'accentuer la réduction de la production ... Puis le marché est remonté sur des nouvelles indiquant qu'un comité de l'OPEP étudiait une extension de six, neuf ou douze mois", a décrit Bob Yawger.

La plupart des déclarations récentes des membres du cartel ont une tonalité engageante pour une extension des limites sur les extractions mais il reste à en définir la durée et le niveau.

Autre interrogation, la position de la Libye, du Nigeria et de l'Iran qui avaient été exemptés de réduire leur production lors du premier accord même s'ils sont membres de l'OPEP.

A plus long terme, les investisseurs s'inquiétaient mardi de voir l'offre américaine, qui met déjà à mal les efforts de l'OPEP, être encore gonflée par une réduction des réserves stratégiques américaines.

"Le président américain, Donald Trump, a maintenant proposé de vendre la moitié des réserves stratégiques de pétrole des États-Unis", ont expliqué les analystes de Commerzbank.

Les réserves stratégiques américaines de brut tournent actuellement autour de 690 millions de barils soit encore plus que les réserves commerciales qui sont elle-mêmes à un niveau élevé.

(c) AFP

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