Menu
A+ A A-

Le pétrole finit en légère baisse, les questions perdurant sur l'offre

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours du pétrole ont légèrement baissé lundi, se montrant fluctuants en fonction des rumeurs et interrogations sur les perspectives d'offre aux Etats-Unis et dans les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a cédé 56 cents à 48,22 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a perdu 14 cents à 51,62 dollars sur le contrat pour livraison en mai à l'Intercontinental Exchange (ICE).

"Le marché continue à revenir sur la hausse qui avait suivi l'annonce l'an dernier d'accords de baisse de production entre les membres de l'OPEP et d'autres pays", a résumé Gene McGillian, de Tradition Energy.

Ces accords courent depuis le 1er janvier et ont soutenu le marché pendant tout le début d'année mais les cours ont brusquement décroché de quelque 10% début mars, les doutes commençant à s'installer quant à l'efficacité de ces pactes pour rééquilibrer le marché.

Certes, lundi, les cours ont obtenu le soutien de "rumeurs selon lesquelles l'OPEP est prête à prolonger ces accords", qui ne courent pour l'heure que sur le premier semestre 2017, a rapporté M. McGillian, remarquant que le scepticisme avait finalement paru l'emporter.

De fait, selon ces bruits de presse, l'OPEP ne serait prête à faire un tel pas en avant que si les signataires extérieurs au cartel en font de même, ce qui est loin d'être assuré: la Russie, notamment, n'a pas semblé très prompte à abaisser sa production en ce début d'année.

En ce qui concerne l'OPEP elle-même, la base de données Joint Organization Data Initiative (Jodi) "a fait état de chiffres inférieurs aux attentes sur la production saoudienne, ce qui a pu soutenir le marché", a remarqué dans une note Tim Evans, de Citi. "Mais il faut noter que ces chiffres remontent à janvier, ce qui appartient déjà largement au passé pour la plupart des investisseurs."

L'Arabie saoudite est le membre dominant de l'OPEP et, après avoir paru prendre une grande part aux efforts de baisses de production, a récemment soufflé le chaud et le froid quant à ses intentions sur une prolongation des accords.


Le dollar hésite

Certains médias ont fait état ce mois-ci d'un mécontentement de Ryad quant à l'accélération de la production américaine; les Etats-Unis ne sont pas impliqués dans les accords et leurs compagnies semblent au contraire en profiter pour faire repartir leur activité.

A ce titre, la baisse des cours lundi est aussi "une réaction à l'annonce vendredi d'une hausse du nombre de puits en activité" aux Etats-Unis, un indicateur avancé de la production, a mis en avant Carl Larry, de Oil Outlooks.

"Et on s'attend à prendre connaissance d'une hausse des réserves américaines de brut", a prévenu M. Larry.

Le département de l'Energie va publier mercredi ses chiffres hebdomadaires sur l'état des stocks de brut, qui restent proches de niveaux sans précédent.

Parmi les éléments plus techniques d'instabilité du marché, M. Evans citait aussi "des rééquilibrages avant l'expiration mardi du contrat pour avril sur le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.".

Enfin, les analystes surveillent l'évolution du dollar, qui évolue de façon hésitante lundi mais dont le récent affaiblissement est plutôt susceptible de soutenir les cours car ils sont libellés en monnaie américaine et deviennent donc moins coûteux.

"Si les prix du pétrole dépendaient uniquement de réflexions purement financières, il faudrait acheter", ont assuré les experts de PVM, faisant à la fois allusion au coup de mou du dollar et aux occasions crées par la récente dégringolade des cours.

(c) AFP

Commenter Le pétrole finit en légère baisse, les questions perdurant sur l'offre



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    lundi 16 mars 2026 à 06:35

    Le Japon débloque ses stocks stratégiques, n'envisage pas d…

    Singapour: Le Japon a confirmé lundi qu'il débloquait à partir de ce jour ses stocks stratégiques de pétrole, début d'une opération mondiale...

    lundi 16 mars 2026 à 00:19

    Les cours du pétrole ouvrent en hausse, toujours poussés par…

    New York: Les prix du pétrole poursuivaient dimanche leur mouvement haussier enclenché par la guerre au Moyen-Orient, qui fait craindre une perturbation...

    dimanche 15 mars 2026 à 16:51

    Pétrole: des stocks stratégiques débloqués "immédiateme…

    Stocks de pétrole: Du pétrole issu des réserves stratégiques devrait arriver "bientôt" sur les marchés mondiaux, débloqué "immédiatement" en Asie et en...

    dimanche 15 mars 2026 à 15:15

    Le blocage du détroit d'Ormuz une "souffrance passagère…

    New York: Le blocage du détroit d'Ormuz est une "souffrance passagère", a assuré dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright, estimant...

    dimanche 15 mars 2026 à 06:37

    Trump menace de nouvelles frappes sur l'île de Kharg et pres…

    Téhéran: Le président américain Donald Trump a menacé de mener de nouvelles frappes contre le terminal pétrolier iranien de l'île de Kharg...

    samedi 14 mars 2026 à 17:49

    Trump exhorte d'autres pays à envoyer des navires pour sécur…

    New York: Donald Trump a exhorté samedi d'autres pays à envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d'Ormuz, une voie...

    samedi 14 mars 2026 à 15:06

    Iran: aucune infrastructure pétrolière endommagée après le b…

    Téhéran: Aucune infrastructure pétrolière n'a été endommagée sur l'île stratégique de Kharg, hub pétrolier de l'Iran situé dans le Golfe, a rapporté...

    samedi 14 mars 2026 à 11:11

    🇮🇶 L'Irak et son pétrole, en première ligne face au blocage …

    Bagdad: Une production et des exportations en berne: pour l'Irak, qui tire plus de 90% de ses revenus du pétrole, la guerre...

    vendredi 13 mars 2026 à 20:46

    Prix du baril de Brent: +42% depuis le début de la guerre au…

    Washington: Le cours du baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, s'est envolé de plus de 42% depuis le premier jour...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Vendredi 13 mars 2026 Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le cours du Brent est passé de 72,48 $ le 27 février à 103,14 $ à la clôture vendredi, soit +42 % sur la période et +11 % sur la semaine, tandis que son équivalent américain, le WTI, a atteint 98,71 $ le baril, soit plus de +47 % depuis le début du conflit.

    🇮🇷 L'Iran promet de bloquer le pétrole du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre"

    Le mardi 10 mars 2026

    Téhéran: L'Iran a promis mardi que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre", dans un rejet cinglant des propos de Donald Trump la veille sur une guerre "quasiment" terminée.

    Lire la suite

    🇺🇸 Face à la flambée du pétrole, Trump n'a pas beaucoup de leviers

    Le lundi 09 mars 2026

    New York: Grand promoteur des hydrocarbures, élu entre autres sur la promesse d'une essence bon marché, Trump promet désormais aux Américains que la flambée des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient ne sera qu'un court et mauvais moment à passer.

    Lire la suite

    🇻🇪 Le pétrole en ligne de mire de l’intervention US au Venezuela: quel scénario pour le baril ?

    Le lundi 05 janvier 2026

    Caracas: Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis, Donald Trump a affirmé vouloir « rouvrir » le Venezuela aux compagnies pétrolières américaines, tout en maintenant l'embargo sur le brut vénézuélien. Sur le papier, l'équation est simple: un pays assis sur des réserves géantes, une industrie pétrolière exsangue et Washington qui revient au centre du jeu. Dans les faits, les conséquences dépendront d'un triptyque décisif: sécurité, cadre juridique et prix du baril.

    Lire la suite