Menu
A+ A A-

Le pétrole enregistre une nouvelle séance attentiste

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours du pétrole ont fini proches de l'équilibre mardi, poursuivant une période hésitante face aux incertitudes sur les perspectives d'offre au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) comme des Etats-Unis.
Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a cédé 6 cents à 53,14 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a perdu 9 cents à 55,92 dollars sur le contrat pour livraison en mai à l'Intercontinental Exchange (ICE).

"Beaucoup de choses ont donné à réfléchir aujourd'hui... Mais rien qui n'ait un effet sur les cours", a résumé Matt Smith, de ClipperData.

D'abord, le marché pétrolier, qui reste coincé à une grosse cinquantaine de dollars depuis la fin 2016, assimile le premier d'une série de trois rapports mensuels de grands organismes, celui du département américain de l'Energie (DoE).

Avant l'Agence internationale de l'Energie (AIE) et l'OPEP la semaine prochaine, le DoE a donné un tableau de l'état du marché et ses perspectives à moyen terme.

"Ce qui est intéressant, c'est qu'il a relevé ses prévisions de production pour cette année et la suivante", a priori une mauvaise nouvelle pour les cours, a commenté M. Smith. "Intéressant, certes... Mais pas de quoi faire bouger le marché aujourd'hui".

Les perspectives générales de production sont incertaines pour le marché car, d'un côté, l'OPEP et d'autres pays participent à des accords de baisses de l'offre mais, de l'autre, les compagnies américaines semblent en profiter pour faire repartir leur activité.

Au sujet de l'offre américaine, "les chiffres de demain sur les stocks devraient un peu animer le marché", a jugé M. Smith.

Selon la prévision médiane des analystes sondés par l'agence Bloomberg, le DoE devrait annoncer une hausse des réserves américaines de brut, de 1,4 million de barils lors de la semaine close le 3 mars, qui atteindrait ainsi un nouveau record.

Mais, parallèlement, "les marchés pétroliers (...) espèrent qu'un déclin des stocks de produits fasse plus que compenser la hausse attendue des réserves de brut", a écrit Tim Evans, de Citi.

De fait, selon les analystes interrogés par Bloomberg, les réserves d'essence devraient avoir baissé de 2 millions de barils et celles de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) d'un million de barils.


Contradictions


Autre sujet d'intérêt, "un forum continue à se dérouler à Houston (Texas), avec des déclarations du ministre saoudien du Pétrole", a rapporté M. Smith.

Reste que le ministre, Khalid al-Falih, n'a, là non plus, guère donné de direction au marché en s'abstenant de se prononcer en faveur d'une extension des accords de baisses de production, qui ne courent pour le moment que sur le premier semestre 2017.

Or les observateurs s'accordent à souligner que c'est avant tout grâce aux efforts de l'Arabie saoudite, membre dominant de l'OPEP, que le cartel réussit actuellement à quasiment respecter ses quotas de production.

Par contraste avec son homologue saoudien, le ministre irakien du Pétrole s'est lui prononcé pour une prolongation des accords, à l'occasion du même forum... Mais l'Irak est, lui, bien loin de respecter pleinement ces pactes.

"L'Irak n'a pour le moment appliqué que la moitié des réductions auxquelles il s'est engagé", ont écrit les experts de Commerzbank, citant des chiffres d'agences indépendantes et y voyant une "contradiction manifeste" entre les propos et les actes de Bagdad.

Parmi les autres freins au marché, certains observateurs citent enfin le renforcement persistant du dollar, mauvais pour les cours puisque les échanges pétroliers sont libellés en monnaie américaine et deviennent donc plus coûteux.

En fin de compte, "on attend toujours un moteur qui sortirait le marché de sa fourchette actuelle", a conclu Gene McGillian, de Tradition Energy.

(c) AFP

Commenter Le pétrole enregistre une nouvelle séance attentiste



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    jeudi 19 mars 2026 à 12:34

    Berlin étudie une taxe sur les surprofits des pétroliers

    Berlin: Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a chargé ses services d'examiner l'introduction d'une taxe sur les "surprofits" des groupes pétroliers...

    jeudi 19 mars 2026 à 11:33

    Iran: les députés proposent de faire payer le passage dans l…

    Téhéran: Les députés iraniens proposent la mise en place de droits payants de passage pour les navires dans le détroit d'Ormuz, au...

    jeudi 19 mars 2026 à 10:40

    Le pétrole accélère son envolée après des attaques sur les i…

    Londres: Le cours du baril de Brent accélère sa hausse jeudi et bondit de plus de 10%, le marché s'inquiétant des répercussions...

    jeudi 19 mars 2026 à 10:15

    La guerre au Moyen-Orient s'étend aux sites de production d…

    Téhéran: Des frappes iraniennes ont porté des "dommages considérables" sur le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar...

    jeudi 19 mars 2026 à 09:08

    Koweït: incendie dans une raffinerie de pétrole après une at…

    Koweït: Une attaque de drone a touché jeudi matin l'une des plus importantes raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït, provoquant...

    jeudi 19 mars 2026 à 07:10

    Les grands sites pétroliers et gaziers du Moyen-Orient pris …

    Qatar: Le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar, a été "considérablement" endommagé par des...

    jeudi 19 mars 2026 à 00:00

    Le pétrole américain poursuit son ascension, craintes d'esca…

    Washington: Le prix du baril de WTI, référence américaine sur le marché pétrolier, continuait sa progression mercredi, poussé par l'annonce de frappes...

    mercredi 18 mars 2026 à 21:11

    Le pétrole en hausse, nouvelles attaques sur des installatio…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé une nouvelle fois en progression mercredi, des attaques contre des infrastructures énergétiques en...

    mercredi 18 mars 2026 à 20:07

    Un pétrolier russe achemine du pétrole vers Cuba

    Moscou: Un pétrolier russe figurant sur la liste des sanctions occidentales transporte plus de 700.000 barils de pétrole vers Cuba, pays souffrant...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Vendredi 13 mars 2026 Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le cours du Brent est passé de 72,48 $ le 27 février à 103,14 $ à la clôture vendredi, soit +42 % sur la période et +11 % sur la semaine, tandis que son équivalent américain, le WTI, a atteint 98,71 $ le baril, soit plus de +47 % depuis le début du conflit.

    🔎 Le Pic pétrolier approche: comment éviter le chaos d'une pénurie mondiale de pétrole ?

    Le mercredi 08 mars 2023

    Le pic pétrolier est un sujet d'une importance cruciale pour notre avenir énergétique. Il se réfère au moment où la production de pétrole mondiale atteint son sommet avant de décliner de manière irréversible. La question de savoir si nous sommes en train de manquer de pétrole est étroitement liée à ce concept.

    Lire la suite

    🇮🇷 La guerre au Moyen-Orient, encore un révélateur de la dépendance au pétrole et au gaz

    Le mardi 03 mars 2026

    Energies fossiles: Comme après l'invasion russe en Ukraine en 2022, la guerre au Moyen-Orient expose le retard de l'Europe et d'autres pour remplacer les énergies fossiles importées par le solaire et l'éolien sur leur territoire.

    Lire la suite

    ⛽️ France: les prix des carburants, sujet politiquement inflammable

    Le lundi 09 mars 2026

    Paris: Entre matière première, taxes et coût de distribution, les prix des carburants en France dépendent de plusieurs variables. Le gouvernement tente de juguler leur flambée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, mais il dispose de peu de leviers pour agir dans un contexte budgétaire contraint.

    Lire la suite