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Dans un marché pétrolier difficile, CGG veut alléger sa dette et recourir à un mandataire

prix du petrole ParisParis: Dans un environnement pétrolier qui devrait rester difficile en 2017, le parapétrolier français CGG a dit jeudi vouloir restructurer sa dette, avec l'aide possible d'un mandataire ad hoc, afin de la ramener à un niveau compatible avec un volume d'activité réduit.
Cette annonce a fait s'effondrer l'action CGG à la Bourse de Paris: le titre s'enfonçait de 12,50% à 12,53 euros à 11H32 (10H32 GMT) dans un marché en baisse de 0,21%.

CGG souffre de la pression des compagnies pétrolières et gazières, ses principaux clients, elles-mêmes obligées de tailler dans leurs dépenses face à l'effondrement des cours du brut: s'ils ont amorcé une remontée en septembre, les prix de l'or noir ont en effet été divisés par deux depuis l'été 2014.

Avec un environnement de marché qui devrait rester similaire en 2017 et continuer de peser sur son volume d'activités, la société considère que le niveau d'endettement du groupe est trop élevé, a expliqué le spécialiste des services et équipements géophysiques dans un communiqué, même si le quatrième trimestre devrait enregistrer le chiffre d'affaires trimestriel le plus élevé de l'exercice 2016.

Elle entend entamer des discussions avec l'ensemble des parties prenantes dans leurs différentes juridictions en vue de parvenir à une restructuration financière. L'objectif de cette restructuration serait de permettre de doter l'entreprise d'un niveau d'endettement et de charges financières substantiellement réduits et durablement adaptés au volume d'activités, a-t-il ajouté.

Fin 2016, la dette nette de CGG devrait s'établir à près de 2,315 milliards de dollars, le groupe s'étant fixé comme objectif de rester en dessous du seuil des 2,4 milliards de dollars pour l'année.

Selon un analyste parisien, CGG a besoin de réduire sa dette nette de plus de 900 millions de dollars avant la fin de l'exercice 2017.

- Liquidités suffisantes

Afin de faciliter les négociations avec les créanciers, le parapétrolier a dit se réserver la possibilité de demander la nomination d'un mandataire ad hoc, moyennant l'accord des prêteurs concernés.

Le mandat ad hoc est une procédure de règlement amiable des difficultés, dont le but est de rétablir la situation de l'entreprise avant qu'elle ne soit en cessation de paiement. L'entreprise doit en faire la demande auprès d'un tribunal de grande instance et c'est à son président, s'il accepte la demande, de désigner le mandataire ad hoc.

Parallèlement, nous restons pleinement mobilisés sur nos efforts commerciaux, la satisfaction de nos clients, l'excellence opérationnelle, la gestion rigoureuse de nos coûts et la préservation de notre niveau de liquidité, a expliqué le directeur général de CGG, Jean-Georges Malcor, cité dans le communiqué.

L'entreprise a les liquidités pour continuer à opérer, a précisé à l'AFP le directeur de la communication Christophe Barnini.

En novembre, le groupe avait déjà dit qu'il étudierait les options permettant d'améliorer sa structure financière, parmi lesquelles une nouvelle augmentation de capital après celle de 350 millions d'euros réalisée début 2016 ou un allongement de la maturité de la dette.

Des discussions engagées à titre conservatoire avec les différents prêteurs ont déjà permis d'obtenir leur accord, le 31 décembre, pour la non application à cette date des covenants (clauses) financiers, a indiqué CGG.

Pour faire face aux difficultés, le groupe a aussi déployé un plan de transformation prévoyant une baisse drastique des coûts - notamment via une réduction des effectifs -, des investissements et de l'exposition aux activités très cycliques de sa division marine, dans le cadre d'une stratégie visant à évoluer d'une société d'acquisition sismique vers un groupe intégré dans les géosciences.

(c) AFP

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