Menu
A+ A A-

Rex Tillerson, un pétrolier très proche de Poutine

prix du petrole New YorkNew York: Rex Tillerson, PDG d'ExxonMobil nommé mardi chef de la diplomatie américaine, a noué des liens étroits avec de nombreux chefs d'Etat, dont Vladimir Poutine, en négociant des contrats pétroliers mais sa nomination inquiète dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.
Carrure impressionnante, chevelure blanche, ce Texan de 64 ans, toujours tiré à quatre épingles, n'a aucune expérience gouvernementale mais sa proximité avec le président russe a sans doute été déterminante dans le choix Donald Trump.

Une des priorités du président élu est de réchauffer les relations russo-américaines, considérablement refroidies depuis l'invasion de la Crimée en 2014 par la Russie.

Il est l'Américain qui a eu le plus d'interactions avec Vladimir Poutine à l'exception d'Henry Kissinger, dit de lui John Hamre, de l'institut d'études Center for Strategic and International Studies (CSIS) dont M. Tillerson est membre.

MM. Tillerson et Poutine ont fait connaissance dans les années 90 quand le premier supervisait un projet d'Exxon sur l'île de Sakhaline et ont renforcé leurs liens quand le second a pris le pouvoir après la démission de Boris Eltsine le 31 décembre 1999.

Cette amitié sera couronnée par un accord historique signé en 2011 entre le géant énergétique public russe Rosneft et Exxon pour explorer et forer ensemble l'Arctique et la Sibérie.

Cet accord, évalué au départ à 3,2 milliards de dollars mais pouvant potentiellement générer 500 milliards en fonction des découvertes de gisements, est actuellement gelé par les sanctions occidentales contre la Russie.

M. Tillerson, qui a reçu en 2012 des mains de Vladimir Poutine la décoration de l'ordre de l'Amitié, s'est prononcé contre ces sanctions lors de l'assemblée générale des actionnaires d'ExxonMobil en 2014.

Nous avons toujours encouragé les gens qui prennent ces décisions à tenir compte de l'ensemble des dommages collatéraux ainsi que des personnes touchées par ces sanctions, avait-il objecté.

Ces propos pourraient lui valoir une confirmation difficile au Sénat américain, dont des membres influents - le sénateur John McCain en l'occurrence - ont déjà exprimé publiquement leurs réticences sur le choix du président-élu.


- Attendu sur le climat

Né à Wichita Falls dans le Texas, Rex Tillerson a fait toute sa carrière chez Exxon qu'il a rejoint en 1975. Nommé PDG en 2006, il devait quitter son poste en mars, pour partir à la retraite.

Ce fils de chef scout, marié et père de quatre enfants, a beaucoup pesé sur la décision de l'organisation américaine des scouts en 2013 d'accepter des jeunes ouvertement homosexuels dans leurs troupes.

Ses vues sur la politique étrangère sont très peu connues, si ce n'est qu'il est un fervent défenseur du libre-échange.

En tant que secrétaire d'Etat, il devra gérer le dossier du nucléaire iranien - M. Trump veut revoir l'accord de 2015 conclu entre l'Iran et les grandes puissances -, les sanctions contre la Russie, les querelles avec la Chine et le dossier syrien.

Il sera aussi très attendu sur le climat après avoir résisté en sa qualité de patron d'ExxonMobil à réduire les investissements dans l'exploration de nouveaux puits pétroliers pour lutter contre le réchauffement climatique.

Plusieurs Etats américains dont New York, soutenus par des militants écologistes, ont ouvert des enquêtes contre le groupe.

Cette nomination est inimaginable, dénonce l'ONG environnementaliste 350.org. Nous ne pouvons laisser M. Trump nommer le plus grand groupe pétrolier du monde en charge de notre politique internationale sur le climat. M. Tillerson est peut-être un ami de M. Poutine, mais ce n'est pas un ami de la planète, ajoute l'ONG qui a mis en ligne une pétition contre cette désignation.


- Conflits d'intérêts

Rex Tillerson a déjà montré qu'il pouvait infléchir ses positions notamment quand il s'agit de redorer le blason de son entreprise en se prononçant en 2009 pour la taxe carbone alors que son prédécesseur Lee Raymond y était opposé.

S'il n'est pas rompu aux usages et protocoles diplomatiques, M. Tillerson est néanmoins habitué à rencontrer les grands de ce monde pour défendre les intérêts d'Exxon, présent dans plus d'une cinquantaine de pays, du Qatar à la Papouasie-Nouvelle-Guinée en passant par l'Arabie saoudite. Il a par exemple retiré Exxon du Venezuela suite à des désaccords avec l'ex-président Hugo Chavez.

Sa position d'actionnaire d'Exxon, dont il détient plus de 150 millions de dollars de titres d'après des documents boursiers, pourrait générer des conflits d'intérêts car ses décisions en tant que ministre des Affaires étrangères seraient de nature à influencer le cours du titre. Une levée des sanctions contre la Russie provoquerait ainsi très certainement une flambée de l'action Exxon.

(c) AFP

Commenter Rex Tillerson, un pétrolier très proche de Poutine


    La Compagnie pétrolière américaine ExxonMobil

    ExxonMobil : début d'un forage de puits en Guyana

    lundi 07 janvier 2019

    New York: ExxonMobil annonce commencer le forage du puits d'exploration Haimara-1, au large des côtes de la Guyana, le premier des deux puits prévus en ce mois de janvier. Il est foré par le navire Stena Carron à 31 km...

    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 18 janvier 2019 à 21:55

    Le pétrole aidé par l'espoir d'avancées dans les négociation…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse vendredi, profitant de l'optimisme des marchés sur une possible résolution...

    vendredi 18 janvier 2019 à 12:07

    Le pétrole remonte, le marché optimiste sur les négociations…

    Londres: Les prix du pétrole remontaient vendredi en cours d'échanges européens, profitant de l'optimisme des marchés sur une possible résolution du conflit...

    vendredi 18 janvier 2019 à 10:38

    Pétrole: l'équilibrage du marché risque de prendre du temps …

    Paris: L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a prévenu vendredi que le rééquilibrage du marché du pétrole risquait de s'apparenter à un "marathon...

    vendredi 18 janvier 2019 à 04:25

    Le pétrole rebondit en Asie

    Singapour: Les cours du pétrole rebondissaient vendredi en Asie, portés par une réduction de la production de l'Opep et des informations sur...

    jeudi 17 janvier 2019 à 22:12

    Le pétrole recule, miné par la production américaine et la g…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont reculé jeudi sous l'effet d'une production américaine gonflant à de nouveaux records et des...

    jeudi 17 janvier 2019 à 19:15

    L'Opep veut éviter un nouvel engorgement du marché

    Londres: L'Opep veut éviter une accumulation des stocks au-delà de leur moyenne de cinq ans avec le nouvel accord de réduction de...

    jeudi 17 janvier 2019 à 16:14

    Le pétrole baisse, la production américaine inquiète

    Londres: Les cours du pétrole reculaient jeudi en cours d'échanges européens alors que la production américaine a encore battu son propre record...

    jeudi 17 janvier 2019 à 13:38

    Recul de la production de pétrole de l'Opep en décembre

    Paris: L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a réduit sa production en décembre pour le deuxième mois consécutif, une baisse tirée...

    jeudi 17 janvier 2019 à 12:07

    Le pétrole recule, les Etats-Unis pompent toujours plus

    Londres: Les prix du pétrole reculaient jeudi en cours d'échanges européens alors que la production américaine a encore battu son propre record...

    Toute l'actualité du pétrole et des cours du baril

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Vendredi 18 janvier 2019 AIE L'AIE table sur un cours du baril de Brent à 61 dollars en moyenne pour 2019, après 71 dollars en 2018, soit une baisse de 14%.

    En novembre 2018, le prix du pétrole chute

    Le jeudi 20 décembre 2018 - Analyses des prix du pétrole

    En novembre 2018, le prix du pétrole en euros chute (−19,3 % après +4,3 % en octobre) tandis que les prix en euros des matières premières importées (hors énergie) sont stables (+0,0% après +4,9%). Le prix du pétrole chute En novembre 2018, le prix du baril de pétrole brut de la mer du Nord (Brent) en euros chute (−19,3 % après +4,3 %), à 57 € en moyenne par baril. La baisse est presque de la même ampleur en dollars (−20,1 % après +2,7 %). La moyenne des cours du pétrole brent en dollars est établie à 64,7...

    Lire la suite

    Coup de poker sur l'essence

    Le mercredi 19 décembre 2018 - Analyses des prix du pétrole

    Comment et pourquoi le cours du baril de brut s'est effondré entre 2014 et 2016, contre (presque) toute attente. Entre économie et géopolitique, une vertigineuse enquête dans le monde très fermé des rois du pétrole pour comprendre les fluctuations des prix du pétrole. Genre: Documentaire | Date: 12/2018 | Durée: 59 mn | Pays: France

    Lire la suite

    En octobre 2018, le prix du pétrole ralentit

    Le mardi 20 novembre 2018 - Analyses des prix du pétrole

    En octobre 2018, le prix du pétrole ralentit. Le prix du pétrole décélère En octobre 2018, la hausse du prix du baril de pétrole brut de la mer du Nord (Brent) en euros est moins vive qu'en septembre (+4,3 % après +7,8 % en septembre), à 70,6 € en moyenne par baril de Brent. Le ralentissement est un peu plus marqué en dollars (+2,7 % après +8,8 %), l'euro s'étant déprécié au mois d'octobre. La moyenne des cours du pétrole brent en dollars est établie à 81 $ par baril.  Cours du pétrole Brent - octobre 2018

    Lire la suite