A+ A A-

En nette baisse, le pétrole termine sous la barre des 50 dollars à New York

prix du petrole New YorkNew York: Les cours du pétrole ont terminé en net recul mercredi, une hausse des réserves américaines de produits raffinés venant s'ajouter au scepticisme grandissant vis-à-vis de l'application de la réduction de l'offre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Le prix du baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a perdu 1,16 dollar à 49,77 dollars sur le contrat pour livraison en janvier au New York Mercantile Exchange (Nymex).

La baisse du pétrole s'est accélérée dans les tout derniers échanges, terminant à New York en dessous de la barre des 50 dollars, qu'il avait franchie peu après l'accord de l'OPEP.

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a concédé 93 cents à 53,00 dollars sur le contrat pour livraison en février à l'Intercontinental Exchange (ICE).

De nombreux opérateurs de marchés craignent que l'OPEP ne réussisse pas à réduire sa production de 1,2 million de barils par jour comme elle l'a promis la semaine dernière, a expliqué Andy Lipow de Lipow Oil Associates, invoquant plusieurs études qui ont fait état d'une hausse de la production du cartel le mois dernier.

Les 14 membres du cartel pétroliers avaient réussi à s'entendre le 30 novembre sur une réduction de leur production ce qui avait nettement fait bondir les cours.

La grande inconnue de cette décision, c'est de combien les membres vont-ils tricher, a indiqué James Williams de WTRG dans une note.

L'OPEP s'attelle désormais à convaincre ses partenaires non membres du cartel de procéder à eux aussi à une réduction de leur production, de 600.000 barils.

L'humeur sur le marché du pétrole est passée de l'euphorie au scepticisme, a jugé Matt Smith de ClipperData dans une note.

Les investisseurs doutent des chances de succès d'une réunion samedi à Vienne entre pays producteurs membres et non-membres de l'OPEP.

- Cushing et produits raffinés en hausse

Parmi les pays conviés, la Russie, qui figure dans le trio de tête des principaux producteurs mondiaux, devrait supporter la moitié de l'effort soit 300.000 barils.

Des questions émergent cependant sur le calendrier de cette baisse et sur l'engagement des compagnies pétrolières russes, qui ont certes déclaré soutenir la baisse de la production, mais sans qu'aucune précision sur les modalités pratiques d'une telle mesure ne soit apportée.

Oman serait également prêt à réduire sa production mais, à ce stade, aucun autre des pays producteurs invités aux discussion à Vienne, a indiqué Matt Smith.

Sur le plan américain, l'augmentation plus forte qu'anticipée des réserves d'essence et de produits distillés (fioul de chauffage, kérosène, etc.), selon les chiffres hebdomadaires du département de l'Energie (DoE), a un peu renforcé le mouvement de baisse des cours.

Les stocks d'essence ont augmenté de 3,4 millions de barils et ceux de produits distillés de 2,5 millions de barils pour la semaine achevée le 2 décembre.

Les stocks de brut ont en revanche reculé de 2,4 millions de barils à 485,8 millions de barils soit un mouvement légèrement plus marqué que ce à quoi s'attendaient les analystes.

En revanche les réserves de brut du terminal de pétrolier de Cushing (Oklahoma, sud des Etats-Unis), qui fait figure de référence pour les cours à New York, ont bondi de 3,8 millions de barils.

(c) AFP

Commenter En nette baisse, le pétrole termine sous la barre des 50 dollars à New York



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    samedi 03 octobre 2026 à 13:59

    L’AIE comptabilise 325 millions de barils déjà débloqués par…

    Paris: À la date du 3 octobre, environ 325 millions de barils de réserves stratégiques de pétrole et de produits pétroliers ont...

    vendredi 02 octobre 2026 à 23:04

    Gazole: Trump juge que l'Europe a "très bien fait"

    Washington: Donald Trump a jugé vendredi que l'Europe avait "très bien fait" de puiser dans ses réserves de gazole afin de tenter...

    vendredi 02 octobre 2026 à 21:38

    Le pétrole baisse après l'annonce d'un nouveau recours aux s…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en baisse modérée vendredi, l'effet d'apaisement provoqué par l'annonce d'un nouveau prélèvement des...

    vendredi 02 octobre 2026 à 20:33

    Les stocks stratégiques de pétrole, levier majeur pour amort…

    Paris: Les pays du G7 vont prélever sur leurs stocks stratégiques "jusqu'à 100 millions de barils" de gazole et pétrole brut "dans...

    vendredi 02 octobre 2026 à 17:40

    Carburants: le G7 convient de libérer à nouveau des stocks d…

    Paris: Les dirigeants du G7 ont convenu vendredi de libérer jusqu'à 100 millions de barils de gazole et pétrole brut dans les...

    vendredi 02 octobre 2026 à 16:08

    Le pétrole baisse avec la mise sous pression de l'Europe pou…

    Londres: Les cours du pétrole reculent vendredi, le marché anticipant un déblocage des réserves européennes de gazole sous la pression des Etats-Unis...

    vendredi 02 octobre 2026 à 12:40

    Macron appelle à agir de manière concertée sur le gazole

    Carburants: Emmanuel Macron a appelé vendredi les pays du G7 à "agir de manière concertée" pour faire baisser les prix des carburants...

    jeudi 01 octobre 2026 à 21:28

    Le pétrole clôture en hausse, le diesel en ligne de mire

    Cours de clôture: Les prix du pétrole ont progressé jeudi malgré une hausse des volumes exportés en provenance du Moyen-Orient, les opérateurs...

    jeudi 01 octobre 2026 à 20:21

    Canada: Carney veut accélérer la construction du futur oléod…

    Montréal: Le Premier ministre canadien Mark Carney a indiqué jeudi que la construction du futur oléoduc devant relier la riche région pétrolière...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Vendredi 2 octobre 2026

    Dans la matinée, le prix du baril de Brent chutait sous le seuil symbolique des 100 dollars, à 99,41 $/baril (-2,83 %), soit 88,38 €/baril, après avoir clôturé jeudi à 102,31 dollars. Le cours du pétrole Brent reculait désormais de 4,81 % sur une semaine, mais conservait une hausse de 3,84 % sur un mois et surtout de 38,30 % sur trois mois.
    Cette baisse des prix du pétrole intervenait alors que les exportations de brut du Moyen-Orient continuaient de se redresser: les flux de pétrole non iranien via le détroit d’Ormuz ont atteint environ 13,5 millions de barils par jour entre le 22 et le 28 septembre, soit un retour aux niveaux d’avant-guerre. La situation restait néanmoins fragile: l’Iran revendique toujours le contrôle du passage, le trafic maritime global demeure très inférieur à son niveau d’avant le conflit et trois navires ont encore été attaqués mardi dans le détroit d’Ormuz.

    ⛽️ Comment est fixé le prix des carburants ?

    Le dimanche 06 février 2022

    Paris: Des forages pétroliers à votre réservoir d’essence en passant par les raffineries, le pétrole subit de nombreuses transformations. Tout ce processus a un prix qui, avec d’autres coûts, impactent, d’une manière plus ou moins importante, le prix du carburant à la pompe. Alors comment est fixé le prix des carburants en France ?

    Lire la suite

    🇫🇷 Certificats d'économie d'énergie au 1ᵉʳ janvier 2026 : quel impact sur le prix des carburants et du fioul ?

    Le vendredi 28 novembre 2025

    Paris: À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, la nouvelle période des Certificats d'économie d'énergie (CEE) va alourdir le prix des carburants et du fioul : découvrez l'impact concret sur votre facture.

    Lire la suite

    🇫🇷 Carburants: les vacanciers menacés par une panne sèche ?

    Le mardi 28 avril 2026

    Carburants: L'inquiétude monte quant à la possibilité d'une pénurie de carburants routiers ou aériens au coeur de l'été alors que persistent les difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures liées à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis.

    Lire la suite