A+ A A-

Le pétrole peine à se reprendre après une chute au plus bas depuis l'été

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours pétroliers ont légèrement baissé lundi à l'issue d'une séance agitée pendant laquelle ils sont tombés au plus bas depuis août face à la force du dollar et aux incertitudes sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a cédé neuf cents à 43,32 dollars sur le contrat pour livraison en décembre sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, a reculé de 32 cents à 44,43 dollars sur le contrat pour livraison en janvier sur l'International Exchange (ICE).

"La séance a été très instable", a résumé Bart Melek, de TD Securities, estimant au final qu'il n'y avait "rien sur quoi s'enthousiasmer" dans l'actualité.

Les cours ont baissé dès le début de la séance, puis ils ont accéléré leur déclin pour tomber à des niveaux sans précédent depuis trois mois à New York et Londres, avant de revenir vers l'équilibre, certains investisseurs étant susceptibles de juger ces seuils comme propices pour solder des paris à la baisse.

"On a rebondi mais le marché reste confronté à des facteurs qui, finalement, le font rester proche de l'équilibre", a estimé M. Melek.

D'abord, les investisseurs faisaient face à de nouveaux éléments de nature à alimenter les doutes, déjà nombreux, sur les chances d'un accord de baisse de l'offre entre les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) lors de son sommet du 30 novembre.

Sur ce plan, "les cours sont vraiment plombés par l'annonce lors du week-end que l'Iran allait accroître sa production de quelque 200.000 barils par jour (bj) avec l'ouverture de nouveaux gisements", a rapporté John Kilduff, d'Again Capital.

Deux semaines et demie avant le sommet de Vienne, cette annonce est de mauvais augure pour un projet d'accord qui avait été annoncé fin septembre mais n'en est qu'à un stade préliminaire et semble pour le moins loin d'être assez précis pour attirer des pays extérieurs à l'OPEP, notamment la Russie.

L'actualité sur l'Iran "va rendre d'autant plus difficile un accord au sein des membres de l'OPEP et avec d'autres acteurs", a prévenu M. Kilduff.


- Puits américains

Certes, l'Iran, qui fait son retour sur le marché mondial à la suite de la levée de sanctions, est théoriquement exempté de participer à ce pacte, de même que la Libye et le Nigeria, mais en faisant preuve de mauvaise volonté, Téhéran risque de froisser son grand rival régional, l'Arabie saoudite, qui domine l'OPEP et tente pour l'heure de défendre ce projet d'accord.

"Entre la hausse de la production de l'Iran et le manque de consensus entre membres de l'OPEP et producteurs extérieurs, le marché a du mal à se laisser à toute hausse", a commenté M. Melek, notant au passage que la production américaine était aussi jugée préoccupante car le nombre de puits actifs ne cesse d'augmenter chaque semaine.

L'OPEP a elle-même contribué à ces inquiétudes en annonçant peu avant le week-end que ses membres avaient produit à un niveau sans précédent en octobre, alors même que ce rapport mensuel ne prenait pas en compte les dernières annonces iraniennes.

"On peut soupçonner que la déprime des cours est liée au manque de confiance sur un accord de production au sein de l'OPEP d'ici la fin du mois, mais la vérité, c'est surtout que le marché ne peut pas tenir face au poids représenté par l'énorme force du dollar", a préféré mettre en avant dans une note Matt Smith, de ClipperData.

Contre toute attente, le billet vert s'est renforcé après l'élection du républicain Donald Trump à la présidence américaine, notamment dans l'idée d'un resserrement monétaire plus soutenu face au risque d'inflation, et cela pèse sur les cours pétroliers car ils sont libellés en monnaie américaine et deviennent donc plus coûteux.

(c) AFP

Commenter Le pétrole peine à se reprendre après une chute au plus bas depuis l'été



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 25 septembre 2026 à 10:24

    TotalEnergies: vers un nouveau mandat de Patrick Pouyanné en…

    TotalEnergies: Le conseil d'administration de TotalEnergies a approuvé vendredi le renouvellement du mandat de Patrick Pouyanné, son président et directeur général, qui...

    jeudi 24 septembre 2026 à 22:50

    USA: des industriels appellent Trump à ne pas bloquer les ex…

    New York: Plus d'une trentaine d'organisations représentant le secteur pétrolier américain ainsi que des chambres de commerce fédérale et locales ont appelé...

    jeudi 24 septembre 2026 à 21:20

    Le pétrole monte, faute d'avancées diplomatiques au Moyen-Or…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont clôturé en hausse jeudi, les investisseurs se montrant sceptiques quant à la perspective d'un...

    jeudi 24 septembre 2026 à 13:51

    Interdire les exportations de diesel américain, "une tr…

    Washington: Une possible interdiction des exportations de diesel américain, défendue par Donald Trump pour faire baisser les prix aux Etats-Unis, serait "une...

    jeudi 24 septembre 2026 à 11:40

    Le pétrole grimpe faute de progrès au Moyen-Orient

    Londres: Les cours du pétrole sont en hausse jeudi, faute d'avancées diplomatiques vers une résolution de la guerre au Moyen-Orient lors de...

    jeudi 24 septembre 2026 à 10:29

    Gazole: prix moyen à la pompe dans l'UE au plus haut histori…

    Carburants: Les prix à la pompe du gazole dans l'Union européenne (UE) ont atteint un nouveau sommet à 2,23 euros le litre...

    mercredi 23 septembre 2026 à 21:38

    Les prix du pétrole ont monté, faute de progrès entre Iran e…

    Washington: Les prix du pétrole ont clôturé en hausse mercredi, les investisseurs restant sceptiques quant à une relance effective du dialogue entre...

    mercredi 23 septembre 2026 à 18:37

    USA : les stocks commerciaux de brut remontent, les raffiner…

    NYC / Stocks aux USA: Les réserves commerciales de pétrole brut ont augmenté la semaine passée aux Etats-Unis, en raison notamment d'un...

    mercredi 23 septembre 2026 à 16:39

    Le pétrole remonte et les craintes s'accentuent au sujet du …

    Londres: Les cours du pétrole remontent mercredi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, où Donald Trump a alterné mardi entre menaces...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Mercredi 23 septembre 2026

    Dans la matinée, le prix du baril de Brent se reprenait légèrement à 99,55 $/baril (+0,30 %), soit 87,17 €/baril, après avoir clôturé mardi à 99,25 dollars. Malgré ce rebond, le cours du pétrole Brent restait sous le seuil symbolique des 100 dollars et affichait encore un recul de près de 6 % sur une semaine, tout en conservant une envolée de près de 64 % depuis le début de l’année. Les prix du pétrole restaient dominés par les espoirs de désescalade autour du détroit d’Ormuz : l’Iran a transmis à Washington ses conditions pour une possible réouverture du passage sous sept jours, après une rencontre de près de trois heures à New York entre responsables américains et iraniens. La perspective d’un accord faisait ainsi retomber une partie de la prime de risque géopolitique, même si les tensions entre les États-Unis et l’Iran demeuraient élevées.

    Chocs et contre-chocs pétroliers depuis 1973

    Le mercredi 27 janvier 2016

    Chocs pétroliers, flambées et chutes des prix: le pétrole a connu une histoire à rebondissements au gré des événements internationaux depuis les années 1970.

    Lire la suite

    📅 Les dates qui ont vu le pétrole flamber à plus de 100 dollars

    Le jeudi 24 février 2022

    Le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars jeudi pour la première fois en plus de sept ans, après que le président russe Vladimir Poutine a annoncé une "opération militaire" en Ukraine. Retour sur les précédents épisodes lors desquels le baril a franchi le seuil symbolique des 100 dollars.

    Lire la suite

    📈 Le pétrole flambe à nouveau, jusqu'à quand?

    Le jeudi 02 avril 2026

    Analyse: Cent dollars, puis 110 dollars... et bientôt 150 ou 200 dollars? Le ton belliqueux de Donald Trump mercredi a ravivé les inquiétudes sur les conséquences d'un prix du baril de pétrole durablement élevé, et les solutions d'urgence réduites pour y faire face.

    Lire la suite