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Le parapétrolier CGG, pessimiste pour 2017, s'effondre en Bourse

prix du petrole ParisParis: CGG chutait en Bourse mardi, après avoir publié des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et prévu une nouvelle année difficile en 2017, en raison d'un marché pétrolier dégradé, ce qui pourrait l'amener à prendre des mesures pour se renflouer.
Vers 12H15 (11H15 GMT), l'action CGG s'effondrait de 20,99% à 18,29 euros à la Bourse de Paris, dans un marché stable, ramenant la capitalisation boursière du groupe à 405 millions d'euros.

Le groupe parapétrolier français subit de plein fouet la pression des compagnies pétrolières et gazières, ses principaux clients, elles-mêmes obligées de tailler dans leurs dépenses face à l'effondrement des cours du brut.

Les prix de l'or noir ont été divisés par plus de deux depuis l'été 2014, malgré une remontée amorcée en septembre sur fond d'espoir d'une réduction de l'offre excédentaire qui plombe le marché.

Le contexte de remontée des prix du brut ne s'est pas traduit, à ce stade, pour notre secteur, par une amélioration des conditions de marché, qui restent difficiles, a commenté le directeur général, Jean-Georges Malcor, dans un communiqué.

Alors que nous attendions début 2016 l'amélioration de certaines de nos activités pour 2017, et tandis que nos clients sont encore en phase de planification budgétaire, nos dernières discussions nous laissent à penser que notre marché devrait rester, en 2017, très similaire à 2016, a-t-il prévenu.

En fonction de la performance du groupe au quatrième trimestre, nous prendrons les mesures nécessaires pour évaluer les options existantes à court et long terme, afin de répondre au mieux aux contraintes de notre structure financière, a-t-il ajouté.


- Augmentation de capital

CGG a confirmé son objectif d'un endettement net inférieur à 2,4 milliards de dollars en 2016 mais le dirigeant a précisé que l'allongement de la maturité de la dette ainsi qu'une augmentation de capital faisaient partie des options qui seraient étudiées pour améliorer la structure financière du groupe.

L'augmentation de capital fait partie des options qu'on regardera comme l'extension. Cela fait partie des options, comme je vous l'ai dit, rien n'est tabou, a assuré M. Malcor lors d'une conférence téléphonique.

CGG avait déjà procédé à une augmentation de capital de 350 millions d'euros début 2016.

Des discussions avec les armateurs pour revoir le coût des loyers ont d'ores et déjà été engagées, de même que quelques cessions d'actifs (cession en cours de Multi-physics) mais ne sauraient être apparemment suffisantes, a estimé le courtier Gilbert Dupont.

Pour s'adapter à son environnement dégradé, le parapétrolier a aussi déployé un plan de transformation prévoyant une réduction drastique des coûts, des investissements et de l'exposition aux activités très cycliques de sa division marine, dans le cadre d'une stratégie visant à évoluer d'une société d'acquisition sismique vers un groupe intégré dans les géosciences.


- Effectifs réduits

Il a déjà ramené ses effectifs propres juste sous la barre des 6.000 personnes, ce qui représente une diminution de plus de 38% depuis le début de ce plan, et de 46% en tenant compte des effectifs temporaires dans les usines d'équipements, a précisé M. Malcor.

Il n'y pas de plan social massif supplémentaire à attendre, en tout cas avec la visibilité qu'on a à ce stade, a-t-il ajouté.

Au troisième trimestre, le groupe a divisé sa perte nette par douze à 87,9 millions de dollars, épargnée cette année par les importantes charges de restructuration qui l'avait fait plonger l'an dernier. Mais elle est supérieure au consensus d'analystes compilé par FactSet qui tablait sur un déficit de 71 millions de dollars.

Le chiffre d'affaires a chuté de 44% à 264 millions de dollars tandis que le résultat opérationnel est passé en territoire négatif, avec une perte de 38,9 millions de dollars, contre un bénéfice de 4,3 millions un an plus tôt.

Ces résultats très faibles semblent marquer un creux de cycle, a commenté un analyste parisien, prévenant que le groupe devrait tout de même bénéficier d'une amélioration saisonnière au quatrième trimestre.

Restant en avance en matière de réduction des coûts, la question clé est de savoir si un CGG affaibli a encore les forces pour profiter d'une reprise cyclique probable en 2017?, se sont interrogés les analystes de Société Générale.


(c) AFP

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